Cameroun – Crise anglophone – Ni John Fru Ndi raconte le film de son enlèvement: Ils ont pris les 30.000 Fcfa que j’avais sur moi – 237online.com
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Cameroun – Crise anglophone – Ni John Fru Ndi raconte le film de son enlèvement: Ils ont pris les 30.000 Fcfa que j’avais sur moi

Dans une interview accordée au quotidien Le Jour en kiosque ce lundi 29 avril 2019, le chairman revient sur ce qui s’est passé samedi dernier dans la ville de Kumbo.

Le président national du SDF, Ni John Fru Ndi, a été enlevé samedi alors qu’il se rendait aux obsèques de l’honorable Joseph Banadzem dans la ville de Kumbo, dans la région du Nord-Ouest.

«Au niveau du Comprehensive High School, j’ai été interpellé par un groupe d’individus non identifiés qui ont insisté à me parler. C’est après que j’ai compris qu’il s’agissait des ambazoniens. Un deuxième groupe s’est ajouté après. Heureusement, je n’ai pas protesté et je suis en vie. C’est ainsi que j’ai été retenu en otage pendant des heures. Je dois dire que j’étais à la tête d’un convoi d’une dizaine de véhicules lorsqu’il ces individus armés m’ont intercepté, me contraignant à les suivre. Ils m’ont pris en otage et conduit à plus de huit kilomètres dans une vallée, puis dans les collines, loin du Comprehensive High School», raconte le chairman.

Selon l’opposant, aucune rançon n’a été payée pour obtenir sa libération. «Je n’avais pas d’argent. Excepté la somme de 30.000 FCFA que ces séparatistes ont récupérée», précise-t-il.

Au cours des échanges entre Ni John Fru Ndi et les séparatistes, le leader du SDF, explique qu’ils «ont reproché la participation de mon parti à l’Assemblée nationale et au Sénat». «J’ai dit comprendre leur frustration mais j’ai ajouté que c’était difficile pour le Sdf de cesser toute activité parlementaire. Je suis très reconnaissant envers le sous-préfet de Kumbo, aux militants du Sdf qui sont restés calmes. Ils m’ont libéré samedi soir et ce matin (dimanche, ndlr), je suis allé me recueillir sur la tombe de l’honorable Joseph Banadzem à Kumbo qui a beaucoup marqué mon parti».

Selon notre confrère, cet enlèvement traduit tout de même la dégradation de la situation dans le Nord-Ouest. «C’est ce que M. Biya recherche. J’ai tout fait pour que le gouvernement mette un terme à cette crise mais hélas. Mais je suis fier d’avoir été enlevé ! J’ai parlé sincèrement avec ces gens. Ils m’ont demandé de ne plus envoyer mes députés et sénateurs à l’Assemblée nationale. J’ai indiqué qu’il était bien que nos enfants aillent à l’école et c’est tout!», soutient l’ancien candidat à la présidentielle.

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