Société

Cameroun – Crise anglophone : Lourd bilan humain et dégâts matériels dans le Bamboutos

Plus d’une vingtaine de civils et des éléments des forces de défense et de sécurité tués suite aux attaques dans le département depuis 2020, selon l’armée.

Le département des Bamboutos a fait l’objet de plusieurs attaques dont la dernière est celle du 14 juillet 2021 à Zavion dans l’arrondissement de Babadjou où deux gendarmes ont été tués puis décapités, les assaillants ont attaqué le poste de contrôle mixte situé à la frontière entre les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest. Cette attaque faisait suite à celle de Galim dans la nuit du 29 au 30 avril 2021, un assaut sur le poste militaire de Menfoung qui a coûté la vie à quatre militaires. Des armes sophistiquées ont été emportées par les assaillants après leurs différents raids.

Cette attaque des séparatistes était en effet la sixième menée dans l’arrondissement de Galim depuis le déclenchement de la crise anglophone, après celle du 7 mars 2020, visant les unités locales de police et de gendarmerie avec le décès de deux gendarmes et deux policiers. En janvier 2021, le poste de contrôle militaire de Matazem attaqué avait fait six morts dont trois éléments des forces de Défense nationale, un policier et deux civils. En janvier 2020, une attaque séparatiste avait été déjouée à Babadjou. Des individus non identifiés, armés et encagoulés se sont infiltrés dans la nuit du 20 au 21 janvier dans la ville. L’objectif était de s’attaquer au bâtiment abritant les services de la brigade de gendarmerie de cette localité.

Les attaques violentes commises par des groupes séparatistes contre des civils et des éléments de l’armée au Cameroun anglophone se sont multipliées depuis la fin de l’année 2016, qui a marqué le début de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays.
Les attaques répétées dans les localités de la région de l’Ouest marquent un tournant dans la guerre,  la stratégie « ambazonienne » étant celle de déporter le conflit en zone francophone en multipliant les attaques au fil des jours, notamment en posant les bombes sur les routes empruntées par l’armée et en agissant par surprise. Depuis lors, des groupes séparatistes armés mènent une violente campagne contre l’éducation et imposent un boycott des écoles dans les deux régions anglophones.

M.M.

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