Cameroun: Clara Fowe, comédienne devenue migrante, accusée d’espionnage en Tunisie! 🇨🇲🇹🇳😱

Clara Fowe

Le parcours rocambolesque de Clara Fowe, célèbre comédienne camerounaise partie « chercher l’aventure » en Europe, vient de prendre un tournant dramatique. Arrêtée par les autorités tunisiennes alors qu’elle tentait de rallier clandestinement l’Italie, elle est aujourd’hui accusée d’espionnage au profit de Yaoundé. Une histoire digne d’un thriller qui en dit long sur le périple chaotique des migrants africains.

De star des réseaux sociaux camerounais à migrante clandestine

Son nom est sur toutes les lèvres depuis quelques jours: Clara Fowe, étoile montante du showbiz camerounais, connue pour ses vidéos « bling-bling » et ses poses lascives sur Instagram. Mais derrière les paillettes et les filtres, se cache une réalité moins glamour: comme des milliers de jeunes Africains, la starlette a tenté l’aventure de l’émigration clandestine vers l’Europe, comme le révèle 237online.com.

Son périple commence à Dubaï, où ses rêves de gloire et de fortune se heurtent vite à la dure réalité de l’exil. Faute de visa, Clara décide alors de tenter sa chance par la « voie terrestre« , en transitant par la Tunisie. Objectif: rallier les côtes italiennes par bateau, au péril de sa vie. Mais c’était sans compter sur la vigilance des gardes-côtes tunisiens, qui interceptent rapidement la frêle embarcation de fortune.

De migrante à espionne présumée, l’incroyable accusation des autorités tunisiennes

C’est là que l’histoire prend une tournure kafkaïenne. Conduite dans un centre pour migrants clandestins, Clara Fowe voit rapidement son cas s’aggraver lorsque les autorités découvrent sur les réseaux sociaux ses photos et vidéos « sulfureuses ». Pour les Tunisiens, impossible qu’une migrante aussi « bling-bling » soit une naufragée de la vie ordinaire. Non, derrière ses airs de star, Clara cache forcément un sombre secret…

Ni une ni deux, les services de sécurité créent un invraisemblable scénario d’espionnage, faisant de la pauvre Clara une redoutable agente secrète à la solde de l’État camerounais! « Cette curieuse migrante bling-bling partie de Dubaï pour notre pays ne peut être qu’une espionne« , déclare sans ciller un responsable militaire tunisien dans les médias. Des accusations graves et infondées, qui illustrent le sort kafkaïen réservé aux migrants sur les routes de l’exil.

Six mois de prison ferme pour un « crime » imaginaire

Comble de l’absurde, un simulacre de procès est organisé en catastrophe. Devant le tribunal du district de Jebniana, Clara Fowe est condamnée à six mois de prison ferme pour « espionnage« . Une peine lourde et disproportionnée, prononcée en l’absence de toute preuve tangible et au mépris des droits de la défense. Un verdict qui sonne comme une double peine pour celle qui rêvait seulement d’une vie meilleure en Europe.

Face à ce déni de justice, les autorités camerounaises brillent par leur silence. Contactée par nos soins, l’ambassade du Cameroun en Tunisie n’a pas donné suite à nos sollicitations. Un mutisme assourdissant qui en dit long sur le peu de cas que font nos dirigeants du sort tragique de nos compatriotes pris au piège de l’émigration illégale.

Car au-delà du cas emblématique de Clara Fowe, c’est tout le drame de la jeunesse africaine sacrifiée sur l’autel du rêve européen qui se joue. Une jeunesse désœuvrée, sans perspectives, prête à tout risquer pour fuir la misère et le chômage. Quitte à se retrouver derrière les barreaux d’une geôle tunisienne pour un « crime » qu’elle n’a pas commis. Un gâchis humain qui interpelle les consciences et exige une réponse politique forte. Pour que les Clara Fowe de demain n’aient plus à choisir entre l’exil et la mort.

Par Romual Biyaga pour 237online.com

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