Cameroun: Boko Haram fait perdre plus de 170 milliards

Un récent rapport du Fmi évalue les pertes financières colossales enregistrées par le Cameroun dans son combat contre la secte islamiste.
Hier vendredi O3 Mai 2015, le Fonds monétaire international (FMI) a publié son rapport sur les perspectives économiques de l’Afrique sub-saharienne à fin avril 2016. L’une des annonces essentielles relatives au Cameroun concerne le coût de la guerre contre Boko Haram que le FMI évalue entre 1 et 2% du produit intérieur brut (PIB). On apprend qu’au Cameroun, bien que «la menace du terrorisme se concentre dans les régions rurales et pauvres», notamment l’Extrême-Nord du pays, celle-ci a cependant «provoqué une augmentation des dépenses de sécurité dont l’impact budgétaire se situe aux alentours de 1 à 2 % du PIB». Si l’on s’en tient aux estimations de la Banque Mondiale qui évalue le PIB du pays à 32,05 milliards de dollars US en 2014, la guerre contre la secte islamique aurait coûté entre 170 et 340 milliards de francs Cfa au Trésor public camerounais.

Croissance en berne
Selon le FMI, l’activité économique en Afrique subsaharienne a nettement ralenti, mais, la situation varie considérablement d’un pays à l’autre. L’institution note que la croissance économique de la région est tombée à 31⁄2 % en 2015, le plus bas niveau depuis une quinzaine d’années, et devrait continuer de ralentir cette année pour s’établir à 3 %, c’est-à-dire bien en deçà des taux de 5 % à 7 % enregistrés pendant la décennie écoulée. La chute des cours des produits de base a durement ébranlé beaucoup des plus grands pays d’Afrique subsaharienne. Les pays exportateurs de pétrole, dont l’Angola et le Nigéria, restent confrontés à un environnement économique difficile Selon les prévisions de l’institution, la croissance du groupe des pays exportateurs de pétrole devrait diminuer encore et s’établir à 21⁄4 % cette année alors qu’elle a atteint 6 % en 2014. Selon les estimations, leurs taux de croissance ont diminué de plus de moitié pour s’établir à 2,6 % en 2015, contre 5,9 % l’année précédente, et leurs soldes budgétaires ainsi que leurs soldes extérieurs courants se sont nettement détériorés. Dans le même temps, les gains pour les pays importateurs de pétrole ont été moins importants qu’on aurait pu l’attendre.

Hiondi Nkam IV

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