Société

Cameroun: Beti Assomo inspecte son dispositif de réponse au Covid-19

Le ministre de la Défense a fait le tour de l’appareillage de son département ministériel impliqué au premier chef dans la lutte contre la pandémie du Coronavirus.

Visite guidée vendredi 17 avril, en deux actes à l’hôpital militaire et à l’Atelier central de confection. « Soyez prêt au cas où… » Ainsi peut se résumer l’intervention du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef) au cours de l’acte premier de cette journée marathon de descente sur le terrain. En apportant un message de réconfort du chef des Armées aux militaires blessés sur les différents théâtres d’opérations et au personnel soignant de l’hôpital militaire de la Région militaire interarmées numéro un (Rmia1), Beti Assomo n’a pas manqué de préciser qu’il était expressément dépêché sur les lieux par Paul Biya. Il a dans la foulée, évoqué la question des primes de service des hommes en tenue blessés, en leur rassurant qu’elles sont en traitement sous sa diligence en concertation avec le chef d’Etat-major des Armées. Il a dans ce sillage souhaité aux combattants blessés de recouvrer au plus tôt leur santé pour aller prêter mains fortes à leurs frères d’armes sur les différents fronts. Quant à ceux des militaires définitivement invalides, ils seront déployés ailleurs par rapport à leurs disponibilités physiques, a-t-il rassuré.

Dans le contexte de la pandémie du Coronavirus, il a exhorté les pensionnaires de l’hôpital à se plier totalement aux différentes mesures mises en place pour la sécurisation des malades, du personnel et des visiteurs contre le Covid-19. « On ne doit pas venir à l’hôpital militaire pour se soigner et attraper le virus », a-t-il insisté. Par ailleurs, il a recommandé au personnel soignant de se tenir prêt, moralement armé pour être en première ligne dans la guerre contre le Coronavirus. Comme dans plusieurs pays, a-t-il rappelé, lorsque le personnel soignant civil a été débordé, il est revenu aux médecins militaires d’être aux commandes. « Soyez prêts au cas où… », A-t-il lancé. Le patron de la Défense a également indiqué que dans cette guerre contre le virus qui vient de commencer, les sapeurs-pompiers doivent être mobilisés, « au cas où.. ». C’est donc en vérité la lutte contre le Covid-19 qui aura finalement pris le devant de la scène au cours de cette descente de Beti Assomo, venu dire le message de réconfort aux blessés, encourager et féliciter le personnel médical et paramédical pour que le moral reste au beau fixe dans cette nouvelle guerre planétaire. Il faut noter que ce premier acte s’est ouvert avec le mot de bienvenue du colonel Bibi Didier Cyrille, le directeur de l’établissement hospitalier, qui aura présenté les différentes structures de l’institution.

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5000 masques par jour

L’acte deux de la journée s’est déroulé à l’Atelier central de confection logistique des Armées et de la Gendarmerie. Ici, le Mindef a été accueilli par le lieutenant Nguimfack Nelly, responsable de la structure. C’est dans la grande salle de confection qui compte une cinquantaine de machines à coudre, avec à la tâche entre quatre-vingts (80) et quatre-vingt-cinq (85) employés, composés au quart, des militaires et le reste des civils, que le Mindef a été reçu. La préoccupation du visiteur de marque était de se rassurer si l’atelier pouvait répondre d’abord au besoin des Armées et ensuite à celui des civils. Avant de faire le tour du propriétaire, la responsable de la maison va le rassurer sur les capacités de production de la structure. En effet, les missions classiques de cette derrière, à savoir confectionner les tenues des Armées et les drapeaux, ont muté avec l’avènement du Covid-19 en confection des masques ou cache-nez. La production de cet équipement dont le port est devenu obligatoire en public, concerne aussi les Forces de Défense et de sécurité. Les premières semaines, l’Atelier confectionnait en moyenne 1700 masques par jour, la semaine dernière elle était à 2500 et dans les toutes prochaines semaines, la responsable a rassuré le Mindef qu’elle atteindra le pic de 5000 masques par jour.

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Prenant la parole, Beti Assomo va, tout en les encourageant à plus d’ardeur, solliciter que la structure fonctionne sans interruption, sept jours
sur sept. De ce fait, il a rassuré tout ce monde qu’il veillera à ce qu’il n’y ait point de rupture en approvisionnement des intrants nécessaires à la confection des masques. Le ministre a confirmé comme l’avait précédemment déclaré la patronne de l’Atelier, que les masques confectionnés ici répondent aux normes prescrites par le ministère de la Santé publique. Il a réitéré que la structure est une pierre angulaire dans le dispositif de lutte car elle va certainement confectionner les masques pour les civils. Toute chose qui confirme que la guerre contre le Civid-19 a bel et bien commencé au sein de l’Armée. En visitant tous les postes ou toutes les étapes de confection, il est passé par le « matelassage » où sont dessinés et découpés les éléments du masque; après ce sont les postes de couture; viennent ensuite celui du repassage, celui du triage et d’empaquetage. Les masques pour l’instant sont en deux couleurs, vert militaire et camouflage militaire. C’est en marquant son satisfecit que le Mindef a quitté l’Atelier.

Léopold DASSI NDJIDJOU

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