Cameroun : Atanga Nji met le feu aux poudres à la chefferie Bangou

Atanga Nji à l'Ouest

On s’était attendu à tout sauf à cette autre frasque de l’imprévisible Ministre de l’AT Atanga Nji.

En effet, alors que le peuple Bangou avait, depuis presque trois ans, fait le choix de son chef, en la personne de sa Majesté Ngambou Kemayou Maurice, choix démontré à travers maints évènements célébrés en sa résidence de Kontchap, en attendant son installation à la chefferie, voici que Atanga Nji vient mettre le feu aux poudres avec une curieuse correspondance dont l’intention évidente est de troubler l’ordre public à Bangou.

En effet, d’où vient-il que le Ministre de l’AT qui est l’acteur principal de toute procédure d’homologation des chefs traditionnels, se dise à lui-même : « En attendant l’aboutissement de cette procédure… » ? Qui d’autre que lui doit la faire aboutir ? C’est là la preuve que cette lettre n’est autre qu’une provocation/ intimidation, comme ce fut le cas dernièrement à la Chefferie Balengou où, tout naturellement, la population lui fit comprendre que c’est elle qui désigne son chef et non pas le Ministre.

Il s’agit pour le cas de Bangou d’une provocation/intimidation doublée de d’un « poncepilatisme » manifeste. En effet, c’est aussi une manière pour le Ministre de se laver les mains devant la poignée, pour ne pas dire le duo ou trio des commanditaires de cette correspondance, qui prétendent parler au nom de l’élite et du peuple bangou, sans aucun mandat. C’est une manière de se laver les mains, par rapport à l’engagement pris devant eux dans des conditions que l’on imagine. Face à cette décision du MINAT, le peuple Bangou est sorti de sa réserve observée depuis trois ans pour clamer haut et fort que la patience a ses limites.

En témoigne la prise d’assaut ce jour, 16 mars 2022, des différents points de concentration de la population à travers le groupement, pour accompagner le chef Ngambou et l’entendre haranguer les foules et les inviter à faire bloc autour de lui pour construire, dans la paix, le groupement Bangou. Ainsi donc, le peuple est décidé à mettre fin à des décennies d’usurpation. A ce propos, la référence du Ministre aux 39 ans de « règne » de Tayo Marcel a de quoi faire rire !… On sait bien que ce n’est pas parce qu’un morceau de bois a fait cent ans dans l’eau qu’il devient caïman.

C’est dire que le peuple Bangou n’accepte pas de voir ses souffrances se prolonger indéfiniment. Voilà donc ce qui explique que, comme un seul homme, il se soit mis debout, ce 16 mars 2022, pour envahir la chefferie et en chasser le fils de l’usurpateur dont les tribunaux ont du reste administré la preuve par cent qu’il n’était pas lui-même le fils de son « père ».

Il est à observer que pour cette prise de position de la chefferie, ce n’est pas seulement le peuple des villages qui s’est mobilisé. Il y en a qui sont montés de Douala, de Yaoundé ; il y en a qui sont venus de Bafoussam, Bafang etc, pour prendre part à l’évènement, malgré l’annonce tardive d’hier soir.

Et parce qu’il s’agit d’une prise de possession définitive de la chefferie, ceux qui sont encore en route sont invités à se presser pour que la foule, qui grossit d’heure en heure, donne l’assaut final pour la libération total et définitive de la chefferie et, partant de Bangou, La victoire est au bout de notre engagement.

Lettre provocatrice de sieur Atanga Nji

Un observateur

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