Cameroun – Agropole manioc: Plus de 300 hectares de plantations à créer à Sangmélima :: Cameroon

L’objectif de ce projet est de garantir l’approvisionnement la Société de transformation de manioc de cette ville (Sotramas), qui entrera en activité au premier trimestre 2014.Selon l’agence Ecofin, les membres de cet agropole vont bénéficier de semences améliorées mises à disposition par l’Institut de recherche agronomique pour le développement (Irad), afin de produire efficacement du manioc dans la ville et aux environs de Sangmélima, dans la région du Sud. Globalement, cet agropole prévoit la création de 310 hectares de plantations de manioc dès le mois de mars 2014, afin de afin de garantir à la Sotramas ses tonnes de matières premières chaque jour. Au cours des 5cinq prochaines années, apprend-on, ce sont plus de 4000 hectares de manioc qu’il faudra cultiver dans les environs de la ville de Sangmélima, pour que la Sotramas puisse tourner à plein régime, et ne subisse pas les affres du déficit de production du manioc observé au Cameroun. La Sotramas est le fruit d’un joint-venture entre la commune de Sangmélima, dans la région du Sud du Cameroun, et la Chambre de Commerce, de l’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (Ccima) du Cameroun. Coût de l’investissement, 1,2 milliard de Fcfa.
Si on s’en tient aux récentes prévisions de la Ccima, la Sotramas sera inaugurée au 1er trimestre 2014, pour transformer 120 tonnes de manioc par jour. Cette annonce, fait suite au succès des tests récemment réalisés sur les équipements de production de cette société qui ambitionne de transformer jusqu’à 48 000 tonnes de tubercule de manioc chaque année et qui doit créer environ 108 emplois au départ. L’entreprise, apprend-on, ne produira que de l’amidon pour l’approvisionnement du marché local, sous-régional, voire international.
Le projet Agropole, est un programme du ministère de l’Economie, du plan et de l’aménagement du territoire (Minepat). Il vise à réduire les importations de denrées alimentaires au Cameroun par le biais de la création d’unités de production dans les zones rurales. Cet Agropole de manioc vient à la suite d’autres projets initiés par le gouvernement pour accélérer la production du manioc. C’est le cas du nouveau programme de développement des racines et tubercules, avec le Fonds international pour le développement de l’agriculture (Fida), pour remplacer le dernier programme du ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), arrivé à son terme au mois de mars 2013, et financé sur une période de 8 ans par le Fida. Ce programme a permis de diffuser des variétés améliorées de manioc dans 18 000 familles dans 8 régions du Cameroun, et l’organisation de 250 associations de femmes en coopératives. Montant global des investissements : 15 milliards FCfa, dont 9 milliards de prêtés par le Fida. Il faut signaler que depuis 2012, le Cameroun ambitionne de produire le manioc comme la Thaïlande. En effet, cinq nouvelles variétés de manioc ont été présentées au public le 11 septembre 2012, au campus de l’Institut international d’agriculture tropicale (Iita) à Nkolbisson à Yaoundé. Il s’agit la variété Tms 92 :0326 qui sera appelée Abui-Kpem (bon manioc en langue Ewondo), une langue du Cameroun ; du Nko’h Menzui, (qui produit beaucoup, en Ewondo) ; de l’Abeng-Lengon ou encore « jolie dame », qui a la particularité d’être bien blanc et sans racines ; de l’Ayeng Ye-sahti et du Mbong Wa Tobo (le manioc propre). Ces variétés de manioc sélectionnées par l’Iita seront vulgarisées par le Programme national de développement des racines et tubercules (Pndrt) et l’Irad. Elles ont la particularité d’être résistantes aux maladies, de vite se développer (12 mois au lieu de 18 mois comme les anciennes variétés) et sont riches en fer, zinc et caroténoïdes. Bon à savoir, les dérivés du manioc sont, entre autres, biscuits, chips, crêpes, bâtons, chikwan, pâtes alimentaires, pains, jus.

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