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Politique

Cameroun – Affaire Maurice Kamto: Les élucubrations de France 24

Le correspondant de la chaine de télévision France 24 s’est perdu en conjectures en relayant des contre-vérités sur l’affaire Maurice Kamto après l’audience du 6 septembre dernier, renvoyée au 8 octobre prochain.

Pour de nombreux observateurs, l’article publié le 6 septembre dernier sur le site France 24, aurait été des plus objectifs, si son auteur ne s’était pas livré à des séances de vaudou pour relayer des contre-vérités sur l’affaire dite « Maurice Kamto ». S’il est vrai que le procès qui, initialement était censé être tenu le vendredi 6 septembre dernier, a finalement été renvoyé à la date du 8 octobre 2019, au regard du malaise eu par Christian Penda Ekoka, exconseiller économique à la présidence de la République, non moins co-accusé dans l’affaire en question.

Et pour revenir à l’article en question, certains observateurs ont été scandalisés d’entendre l’auteur de l’article en question, relayer une désinformation à tout vent en affirmant d’abord que l’Organisation des Nations Unies (Onu) et l’Union africaine ont « purement et simplement appelé à la libération de Maurice Kamto », qu’il a par ailleurs présenté, à tort comme « le principal opposant » au Cameroun.

Pourtant la réalité est toute autre. En effet, en date du jeudi 4 avril 2019, les avocats de Maurice Kamto ont saisi le Groupe de travail de l’Onu au sujet de la détention arbitraire de ce dernier et de ses proches. La commission onusienne du droit international a également saisi le secrétaire général des Nations Unies par correspondance du 30 janvier 2019, appelant prudemment au respect des droits fondamentaux de Maurice Kamto dans le cadre des procédures judiciaires engagées.

Pour sa part, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples s’est ensuite saisie de la communication du Mrc, décidant ainsi de ne pas octroyer des mesures conservatoires sollicitées par les requérants, les invitant au contraire à produire des preuves de leurs allégations dans un délai de 2 mois.

C’est d’ailleurs cette même Commission africaine qui va décider de renvoyer sa décision et de référer l’affaire en question à la Cour africaine à une session ultérieure. Mais bien avant cela, la Commission africaine avait produit un communiqué de presse en date du 6 mars 2019 pour présenter la situation des partis politiques d’opposition suite aux marches du 26 janvier 2019 en se limitant à rappeler les engagements de l’Etat au regard de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Elle avait alors demandé par la même occasion à l’Etat de garantir le respect et la protection desdits engagements, ni plus ni moins.

D’où vient-il alors que l’auteur de l’article paru sur le site de France 24, puisse affirmer péremptoire, que la Commission africaine avait demandé la libération de Maurice Kamto ?
Si pour certains observateurs, le travestissement grotesque des faits auquel se livre l’auteur de l’article en question participe à tous égards, non seulement de la désinformation au service du néocolonialisme, mais également de l’ingérence de mauvais aloi et du manque de respect aux Africains et à leurs institutions, il vise davantage à mettre en exergue la théorie du coup d’Etat scientifique, à travers la désinformation, pour amener les populations à se soulever en vue de la déstabilisation du Cameroun.

Conrad Atangana: La NOUVELLE N° 504 du lundi 9 septembre 2019

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