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L'ouverture sur le Cameroun

Cameroun – Aéroport de Maroua: Le premier vol international en 2015

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Le directeur général de l’Autorité aéronautique du Cameroun, Pierre Tankam, était face à la presse le 27 juin dernier à Maroua.
« Le premier vol international de Maroua sera effectif au cours de l’année 2015».[pagebreak] L’assurance est du directeur général de l’Autorité aéronautique du Cameroun. Pierre Tankam répondait ainsi à une question de journaliste au cours de la conférence de presse donnée le 27 juin dernier, dans la salle d’attente de l’aéroport international de Maroua-Salak. Au cours de ces échanges modérés par le journaliste Alain Bélibi, en présence d’un représentant du préfet du Diamaré, les hommes des médias ne se sont pas fait prier pour secouer le cocotier. Le site est plongé par endroit dans la broussaille, on eut dit un champ de ruine ! Qu’est-ce qui explique ce contraste ? L’érection de l’aéroport de Maroua en aéroport international est-il politique ? Comment comprendre cette érection alors que l’aéroport international de Garoua, située à 200 Km, peine à s’affirmer ? N’y a-t-il pas finalement inflation des aéroports internationaux au Cameroun ? Quid des avions MA60 ?

A cette pluie d’interrogations, le patron de l’Autorité aéronautique a apporté des réponses pondérées. Selon Pierre Tankam, il revient aux politiques de commenter les initiatives politiques. Sur le piteux état de l’aéroport, le Dg promet une cure de propreté dans les prochaines semaines. Du reste, au sujet de la proximité des aéroports internationaux de Garoua et Maroua et l’inflation « présumée », le Dg de l’Autorité aéronautique a laissé poindre son étonnement. « Il y a encore de la place pour d’autres aéroports internationaux au Cameroun. Chaque création répond à une spécificité ». Du reste, au sujet de l’acquisition des aéronefs MA60, un sujet qui fait des gorges chaudes en ce moment à la représentation nationale, Pierre Tankam a laissé entendre que « l’Autorité aéronautique, en sa qualité de gendarme de tout ce qui touche à l’aviation civile au Cameroun, dit juste qu’il y a des conditions à respecter au préalable ».

La Modernisation en marche
Auparavant il y a eu la visite guidée et instructive de l’aéroport international de Maroua-Salak. Une plateforme qui connaît en ce moment des travaux d’équipement. C’est le cas du Vor/Dme conventionnel (cet équipement localise l’avion) équipée d’une centrale solaire, L’Ils/Dme (système électronique d’aide à l’atterrissage), la station automatique de météorologie aéronautique (Awos), les véhicules de lutte contre les incendies, les équipements d’énergie, le pupître de supervision et les groupes électrogènes pour palier aux coupures d’électricité. Les visiteurs sont briefés au passage sur les difficultés et carences que l’exploitation a pu juguler. Ce sont la vétusté de la tour de contrôle et des équipements de radiocommunication air/sol et sol/sol, le balisage lumineux, la dégradation des bâtiments techniques. « On peut se réjouir qu’en 2014, la presque totalité de ces difficultés sont résolues », dira Jean-Pierre Kouogueu, directeur de l’exploitation aéronautique de l’Autorité aéronautique. Pour mémoire, l’ouverture de l’aéroport de Maroua à la circulation aérienne publique est rendue officielle en 1975, à la faveur d’un arrêté ministériel. La concession à la société Aéroport du Cameroun a lieu en 2004.

Celle-ci assure l’exploitation commerciale et technique. Pour sa part la transformation en aéroport international est intervenue par arrêté du ministre des transports en date du 16 avril 2014. La sûreté de l’aéroport est placée sous la responsabilité de l’Autorité aéronautique et des administrations compétentes à l’instar de la gendarmerie, la police et la douane.

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