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Cameroun – Adamaoua: Tout un département sans pharmacie

La vente illicite des médicaments prospère dans les hôpitaux de l’Adamaoua.

Le diagnostic posé par le nouveau directeur de l’hôpital de district de Tignère est alarmant. Le Dr Conrad Nkodo Ottou a défini comme l’une de ses principales restructurations,a redynamisation de la pharmacie. «N’ayant pas encore de pharmacie d’officine, le secteur du médicament est un pilier porteur. En effet, générateur de capitaux, ledit secteur sera important à la fois pour donner un traitement efficace aux malades, pour motiver le personnel par des primes élevées et enfin, pour lutter contre le médicament de la rue.

Ainsi, il est question de capitaliser la pharmacie afin de gagner 100% des bénéfices contre seulement 15% sur le contrat actuel avec le Fonds régional de la Santé.Donner plus d’autonomie au pharmacien et enfin d’informatiser ladite pharmacie. La pharmacie est censée être pourvoyeuse de 50% des revenus hospitaliers», peut-on lire dans le plan stratégique de développement de l’hôpital de district de Tignère. Et dans cette formation sanitaire, la vente illicite des médicaments a longtemps dicté sa loi.

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Des médicaments d’origine douteuse, qui sont loin d’augurer une bonne santé aux patients. C’est qu’à Tignère, les médicaments de la rue sont la règle, par défaut de pharmacie dans tout le département du Faro et Déo. Pour l’essentiel, selon certaines sources, ils proviennent du Nigeria voisin, non sans franchir illicitement les barrières douanières. La prolifération de ces médicaments n’est pas pour baliser le terrain à la lutte de nouveau engagée par le ministre de la Santé publique, Manouada Malachie.

«La lutte du ministre de la Santé publique, engagée contre les médicaments de la rue, est salutaire. On prie Dieu qu’il continue dans cette lancée parce le danger plane avec ces médicaments de la rue. Si on ne fait pas attention, la jeunesse sera détruite. Prenez le cas des tramol, tramadol et autres médicaments qui ont des effets très négatifs sur les jeunes. De toutes les manières, je crois qu’il y a de bonnes chances que la lutte du ministre contre les médicaments de la rue aura du succès si on applique les mesures qui vont avec de manière stricte. Quand on voit comment le ministre a d’abord sanctionné les infirmières et autres, il y a des raisons d’y croire.

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Il faut dire que ce sont ces infirmiers qui partent souvent acheter les médicaments dans la rue pour les proposer dans les formations sanitaires où ils travaillent. Ils se font certes de l’argent, au détriment des pharmacies, mais c’est la population qui est en danger. L’action du ministre arrive au bon moment», déclare le Dr Etienne Wanda Wandji, pharmacien à Ngaoundéré. Pour donner plus de chance à cette lutte dans le Faro ét Déo, l’ouverture d’une ou des pharmacies dans le Faro et Déo pourra déjà ouvrir une brèche. Avis aux promoteurs de pharmacies d’officine.

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