Société

Cameroun : Accusé d’être corrompu, un sous-préfet manque de se faire lyncher

Selon la population de cette partie du pays, qui est située dans le département du Diamaré (région de l’Extrême-Nord), l’autorité administrative a imposé un candidat externe à la famille royale à l’élection du nouveau chef de troisième degré du village Moundouguisaga, au mépris de la loi.

Du rififi au village Moundouguisaga (département du Diamaré, région de l’Extrême-Nord) il y’a quelques jours. Des scènes de violences, du matériel de vote détruit, des urnes saccagées et des tentatives de lynchage de Yaya Ali (sous-préfet de l’arrondissement de Meri) y ont été enregistrées au jour de l’élection du nouveau chef de troisième degré de ce village. Mais heureusement, la peau de l’autorité administrative a été sauvée grâce à l’intervention musclée des forces de maintien de l’ordre.

La population en furie l’accuse d’avoir violé la loi, en se faisant corrompre. A en croire les habitants de Moundouguisaga, Yaya Ali aurait reçu des pots de vin d’un grand commerçant, lui permettant ainsi d’être un des trois candidats en lice pour la tête de la chefferie, alors qu’il n’est pas membre de la famille de l’ancien chef décédé en 2012 qui n’a toujours pas été remplacé jusqu’à présent.

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Pour Yaya Ali, il existe un acte d’homologation signé en 1941, démontrant que le troisième candidat contesté fait partie de la chefferie. Mais dans le camp adverse, on affirme détenir les fichiers de tous les chefs traditionnels de l’arrondissement de Meri signé en 1961 dans lesquels ne figurent aucun des parents du grand commerçant.

Les élections ont été reportées à une date ultérieure, en attendant de régler ce conflit. C’est donc une affaire à suivre !

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