Brasseries au Cameroun : vers une hausse inéluctable des prix pour sauver le secteur ?

Brasseries au Cameroun

Crise entre producteurs et distributeurs, suppression d’abattements fiscaux, flambée des coûts de production… Le secteur brassicole camerounais semble au bord de l’implosion. Au point que certains acteurs n’hésitent plus à réclamer une augmentation générale des prix pour sauver ce pilier de l’industrie nationale. Analyse.

La bière pourrait bientôt coûter plus cher au Cameroun. Face aux difficultés qui s’accumulent et menacent la survie économique des entreprises brassicoles, un mot d’ordre se fait de plus en plus pressant : il faut augmenter les prix. Explications.

Des brasseries au bord de la rupture

Entre hausse vertigineuse des coûts de production, pression fiscale accrue et dégradation des relations avec la grande distribution, la situation devient intenable pour les producteurs de bières et sodas camerounais. Ces derniers jours, les appels à l’aide se sont multipliés pour alerter sur le danger d’un naufrage de tout un pan de l’industrie domestique.

Résultat : de plus en plus de voix s’élèvent désormais pour réclamer une augmentation générale des prix au consommateur, seule bouée de sauvetage viable selon certains.

Un secteur vital pour l’économie

Il faut dire que les brasseries pèsent lourd dans la balance commerciale du Cameroun. Avec ses 500 milliards de chiffre d’affaires annuel, le secteur génère 400 000 emplois directs et indirects, ce qui en fait un pilier de l’économie nationale qu’on ne peut se permettre de laisser s’effondrer.

D’où l’urgence d’une « thérapie de choc » sous forme de hausse des prix pour garantir la profitabilité des entreprises brassicoles, au bord de l’asphyxie.

Vers des bières à 700 FCFA ?

Reste à savoir dans quelles proportions les prix pourraient augmenter. Si certains évoquent une hausse de 100 FCFA par bouteille, faisant passer le fameux « 33cl » de 600 à 700 FCFA, une chose est sûre : ce sera aux producteurs de mener le bal.

Car en agitant la menace d’un arrêt pur et simple de la production en cas de statu quo, les brasseurs ont mis les pouvoirs publics au pied du mur. Suffisant pour débloquer l’impasse tarifaire au plus vite ? Les consommateurs sauront bientôt à quelle sauce ils seront mangés…

Par Félicien Eboa, 237online.com

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