Bertrand Teyou:  » La crise anglophone au Cameroun est une chouannerie ! »

Pour éviter tout amalgame, précisons d’entrée que le droit à l’autonomie, revendiqué par les populations du NOSO, est profondément légitime et inaliénable.

Par contre, lorsque nous l’abordons sous l’angle de la défense de l’identité anglophone, nous sommes en pleine chouannerie, mot chouannerie qui nous vient du grec khoanos qui signifie « entonnoir » ou du roman chouanou qui signifie « résoudre un problème en s’enfonçant dans le trou noir ».

La chouannerie décrit le comportement du Noir qui, en situation de crise, ne sait agir qu’en chouan, le Blanc en chienlit et le Jaune en china, trois individus personnifiant alors les trois agents de production par lesquels nous initions tout effort. Donc, en situation de crise politique, le Noir ne saura agir qu’en aggravant le problème qu’il cherche à résoudre, à l’image de la chouannerie de la révolution française de 1789 où le Noir, ayant eu le malheur de croire que Noir et Blanc peuvent partager la même urgence, subira la pire inquisition qui fit tomber Venise, le dernier État mort de l’histoire.

Voici qu’en 2019, le Noir recommence la même erreur, et en pire : il défend sa liberté à partir d’une identité anglophone qui n’est pas la sienne, chouan et chienlit en même temps, le suicide suprême. Identité anglophone qui nous vient de la langue anglaise qui, d’après le Mercien Penda qui introduisit l’anglais en Angleterre, est un résidu de la langue bantou. Un résidu créé par les Grecs pour absorber l’avidité de superflu des individus leucodermes. Idem pour le français qui, haut du spectre du latin, nous vient des Grecs carolingiens.

Pour résoudre la crise anglophone au Cameroun, il faut sortir du résidu, et la traiter dans le cadre du naga grec qui porte sur l’unité des peuples par la complémentarité des autonomies, plutôt que de rester dans la truanderie occidentale qui soutient l’unité des peuples par l’aliénation des autonomies. Une truanderie qui s’est vraiment installée depuis que l’on a décrété au XIXe que le latin est langue morte, car avant cela, pour les idiots qui nous ont précédés, il n’était pas pensable d’envisager le moindre avenir sans débuter par l’autonomie.

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