Au Cameroun, la traque est lancée contre Marlène Emvoutou

Chantal Biya et Marlène Emvoutou.

Ses propos acerbes sur Chantal Biya lui valent désormais d’être dans le collimateur du pouvoir camerounais. Depuis l’étranger, la militante Marlène Emvoutou se retrouve traquée pour avoir osé critiquer publiquement la première dame. Explications.

Le glas a sonné pour Marlène Emvoutou. Cette camerounaise basée en France est dans le viseur du régime depuis qu’elle s’est distinguée par des déclarations incendiaires sur Chantal Biya, l’épouse du chef de l’État.

Des propos très commentés sur les réseaux sociaux, mais qui sont manifestement très mal passés du côté du palais de Yaoundé. Au point de déclencher une véritable chasse à la femme à l’encontre de Marlène Emvoutou.

Des attaques frontales contre Chantal Biya

Le 7 janvier 2024, elle critiquait, les vidéos de la première dame devenues virales sur la toile montrant celle-ci en train de donner du champagne à un nourrisson. « Madame la première dame du Cameroun, à moins que vous ayez signé un contrat publicitaire avec une marque de champagne, je ne vois pas la raison pour laquelle vous faites la promotion à grande échelle de cette boisson alcoolisée… », lançait-elle

Marlène Emvoutou ne se contentait pas même de ces remontrances sur un sujet de société. Dans ses interventions, elle en appelait aussi à Chantal Biya de se préparer à une « vie après Etoudi », dès lors que le règne sans partage de son époux touche à sa fin.

« Ce que je peux souhaiter de tout mon cœur, est que vous puissiez rester aux côtés de monsieur Paul Biya, jusqu’à la fin de ses jours, même si par malheur il cessait d’être chef d’Etat… En même temps, je vous comprends, vous ne savez rien faire d’autre que d’être première dame, vous aimez les ors de la République et l’argent du contribuable est votre héritage personnel. Alors vous le pousserez à briguer ce mandant qu’il terminerait à 100 ans. Ma chère maman, il existe une vie après le pouvoir, vous êtes jeune à 53 ans. Vous pouvez dès maintenant vous mettre à l’apprentissage de la langue anglaise et française. Pour nous écrire vos mémoires d’une première dame qui n’a jamais parlé en 30 ans », soulignait Emvoutou.

Comparant son profil à celui de Dominique Ouattara, épouse du président ivoirien, elle assène : « Son seul mérite, c’est d’avoir été une femme de bar à champagne à Yaoundé”. Une référence désobligeante au passé présumé de Chantal Biya.

La colère du palais présidentiel

Une sortie médiatique très remarquée qui n’a pas manqué de provoquer l’ire au sein de la présidence camerounaise. Selon BORIS BERTOLT, le cercle rapproché de Chantal Biya serait même entré dans une colère noire.

D’où la décision de l’entourage du couple présidentiel de sévir, en lançant ses réseaux de courtisans sur les traces de Marlène Emvoutou. Objectif : leur faire regretter son affront et ses paroles jugées indécentes sur la première dame.

Traque et intimidation depuis l’étranger

Concrètement, le cabinet civil de la présidence a obtenu des financements spéciaux pour diligenter des missions de traque et de localisation de la coupable de lèse-majesté.

Selon les informations de BORIS BERTOLT, des blogueurs et activistes pro-Biya basés en France et en Europe ont même été missionnés pour tenter de collecter tout renseignement permettant de retrouver Marlène Emvoutou.

Par Félicien Eboa, 237online.com

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