Une attaque attribuée à Boko Haram fait 13 morts à Madegoua

Attaque Madegoua - village du Logone-et-Chari visé la nuit

Une attaque attribuée à Boko Haram a fait 13 morts dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026 à Madegoua, dans le département du Logone-et-Chari. Le village, situé à environ 9 kilomètres de Makary, a été pris pour cible vers 2 heures du matin par des hommes armés. Le bilan reste provisoire, mais la nouvelle plonge une fois encore les familles de l’Extrême-Nord dans la peur.

Une incursion nocturne meurtrière

Les assaillants ont fait irruption dans la localité de Madegoua au milieu de la nuit. Selon les premières informations recueillies, ils seraient présentés comme des éléments de Boko Haram. L’attaque attribuée à Boko Haram aurait fait 13 morts sur place.Le village est situé dans l’arrondissement de Makary, une zone régulièrement exposée aux incursions armées et aux violences liées à l’insurrection jihadiste. À cette heure, aucune source officielle n’a encore communiqué l’identité précise des victimes ni le bilan complet des éventuels blessés.

Les populations auraient été surprises dans leur sommeil. Quelques familles auraient tenté de fuir vers des zones plus sûres, dans une confusion totale. On ne sait pas encore si les assaillants ont été poursuivis ou s’ils ont réussi à regagner les secteurs marécageux proches du lac Tchad.Treize morts en une seule nuit. Le chiffre fait mal.

Le Logone-et-Chari replonge dans l’inquiétude

Difficile de ne pas y voir un cercle vicieux qui s’installe dans le Logone-et-Chari. La faiblesse des précipitations frappe déjà durement les activités agro-pastorales dont dépendent la majorité des familles de la zone. À cette précarité économique s’ajoute désormais, une fois de plus, la peur de nouvelles attaques.Le chiffre fait mal, treize morts en une seule nuit. Et cette attaque n’est malheureusement pas la première du genre dans ce département frontalier avec le Nigeria et le Tchad.

Les populations locales vivent une double peine. D’un côté la sécheresse qui ronge les récoltes et le bétail. De l’autre l’insécurité qui empêche parfois même de cultiver certaines parcelles trop proches de la frontière.Ça pose question sur la présence sécuritaire réelle dans ces zones reculées, où l’armée camerounaise est censée assurer une surveillance renforcée depuis des années.

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