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Gastronomie : Le bâton de manioc, la nouvelle star de nos plats :: Cameroun :: Cameroon

Gastronomie : Le bâton de manioc, la nouvelle star de nos plats :: Cameroun :: Cameroon

Le monde a célébré le 16 octobre dernier la journée mondiale du pain. Célébrations qui précédaient la journée de la femme rurale et coïncidaient avec celles de la journée mondiale de l’alimentation et qui ont un point commun : l’indifférence dans laquelle elles ont été observées. D’aucuns argueront que le long week-end consécutif aux jours fériés de la fête du mouton y est pour quelque chose.

Mais d’autres rétorqueront que ces fériés à la pelle n’ont pas empêché les élections des Maires de se tenir.
En tout cas les affaires de l’agriculture sont en général tenues pour quantité négligeable chez nous. C’est pourquoi des sujets aussi délicats comme la sécurité alimentaire sont relégués au second plan et traités avec une certaine condescendance.
Pourtant l’émergence ne sera qu’un leurre, tant que le secteur primaire porteur de croissance n’aura pas décollé. D’autant que sans sécurité alimentaire, il n’y a pas de développement. C’est pourquoi des experts partout dans le monde incitent les africains à s’approprier les richesses de leurs cultures
vivrières et de leur gastronomie, à l’exemple l’injéra, un pain plat et spongieux très prisé par les
Éthiopiens, autour duquel toute une économie est organisée.
Au Cameroun, bien qu’il n’existe pas de plat à proprement parler national, une certaine unanimité

peut être faite autour du bâton de manioc. Un met prisé par les bétis qui fait aussi la joie des populations de la zone côtière sous le nom de miondo.
Il s’agit d’un gâteau réalisé à base de manioc trempé, puis pilé avant d’être cuit dans des feuilles d’une plante qui pousse dans les marécages. Le bâton de manioc présente d’énormes avantages en terme de possibilités de conservation, de nutrition et même de potentialités de commercialisation.
Il se consomme certes après cuisson, mais il peut garder ses qualités nutritives de nombreux jours, sans que son goût ne soit altéré. Conservé au congélateur ou dans un réfrigérateur, il reste bon à la consommation pendant de longs mois. Les mouvements migratoires l’ont fait connaître à tous les gourmets, sans distinction de tribu ou de religion. C’est le plat préféré des petites gens, parce qu’il accompagne très bien les grillades, notamment les poissons. Le fameux « Ébobolo au maquereau braisé » fait le bonheur des palais chaque jour au Cameroun et dans toutes les villes, parce qu’il a finalement déjà conquis tout le pays. Enfin, le bâton de manioc gagne peu à peu ses galons de produit d’exportation. Aliment de base des Fangs qui peuplent le Sud du Cameroun, le Nord du Gabon et une très large partie de la Guinée Équatoriale, l'ébobolo s’exporte très bien vers ces pays où l’agriculture est encore embryonnaire. Des centaines de tonnes de ce produit transitent par les marchés frontaliers d’Abang Minko et de Kye-Ossi, à partir des filières organisées par les revendeuses camerounaises à travers tout le grand Sud. Avec malheureusement le problème des pénuries dans les marchés locaux et le renchérissement des prix de cet aliment parfois hors de portée de beaucoup de bourses à certaines périodes. Ce qui justifie sa marge de progression tant au plan local que régional. D’autant qu’aguiché par la perspective de gains substantiels, certains producteurs présentent de nouvelles gammes qui contribuent à améliorer l’image d’un met qui a la vocation de s’imposer dans nos plats.

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