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La forêt de Sambisa nettoyée de Boko Haram, selon la force régionale du lac Tchad

La forêt de Sambisa nettoyée de Boko Haram, selon la force régionale du lac Tchad

La Force multinationale mixte (FMM) de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT) a enregistré des progrès notables dans sa guerre contre la secte islamiste Boko Haram en ramenant la sécurité dans la forêt de Sambisa (nord-est du Nigeria), après l'avoir "nettoyée" des combattants du groupe terroriste, a-t-on appris de source militaire camerounaise proche de la force.

"La forêt de Sambisa est complètement nettoyée, l'ennemi est vaincu", a assuré cette source, au lendemain d'un exercice conjoint des pays contributeurs de la force régionale tenu la semaine dernière à Douala, la métropole économique du Cameroun.
C'est une nouvelle très importante dans la lutte que le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad se sont résolus à mener ensemble pour éradiquer Boko Haram dans le cadre de la FMM, créée puis rendue opérationnelle en 2015 sous la bannière de la CBLT, organisation régionale à laquelle ils appartiennent.
Il a fallu plus de deux ans d'offensive militaire terrestre soutenue par des frappes aériennes croissantes pour atteindre ce résultat, après la reprise par la FMM de nombreux autres bastions contrôlés par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, son fief naturel, et la région du lac Tchad, vaste territoire enclavé divisé entre les quatre pays touchés par cette inquiétante menace

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terroriste.
Mise sur pied avec l'aval de l'Union africaine (UA), cette coalition armée mobilise en ce moment environ 3.000 hommes, contre 10.500 prévus à l'origine, selon la source militaire camerounaise contactée par Xinhua.
Les effectifs actuels sont composé des contributions fournies à parts égales, soit 750 hommes chacun, par les quatre pays. Ces troupes opèrent également au sein de quatre brigades respectives, déployées dans ces pays.
Sous commandement nigérian, l'état-major de la force régionale est installé à N'Djamena, la capitale tchadienne, où une centaine d'hommes est mise à disposition en appui des unités chargées de sa protection par le Bénin, pays non membre de la CBLT mais qui a accepté de rejoindre cette organisation spécialement pour sa guerre contre Boko Haram.
Opérationnelle depuis septembre 2015, la FMM est venue couronner une coopération militaire amorcée entre le Cameroun, le Nigeria et le Tchad et par laquelle ce dernier avait décidé d'envoyer des troupes prêter main forte à ses deux voisins sur leurs sols respectifs.
Au moment de cette intervention tchadienne, Boko Haram régnait en maître sur de nombreuses villes et villages du nord-est du Nigeria, région à partir de laquelle ses combattants, estimés à plusieurs milliers, ont lancé des raids meurtriers répétés contre les forces de sécurité et les populations vivant dans les localités frontalières de la région camerounaise de l'Extrême-Nord.
Rapidement évincés de leur bastion nigérian après avoir essuyé de lourdes pertes, Abubakar Shekau, le leader actuel du groupe armé, et ses lieutenants choisiront alors de se replier, pour en faire une sorte de forteresse, dans la forêt de Sambisa, une des vastes zones boisées de la région du lac Tchad.
Par ses multiples opérations terrestres et aériennes, la force régionale a continué de traquer les combattants de ce groupe terroriste affilié à l'Etat islamique.
Comme c'est le cas dans la forêt de Sambisa aujourd'hui, les progrès accomplis ont permis de faire cesser les attaques armées massives par lesquelles la secte islamiste nigériane s'est illustrée dans les quatre pays qui ont été sous sa menace ces trois dernières années.
La coalition n'est cependant pas encore parvenue à venir complètement à bout de son ennemi. Affaibli militairement, Boko Haram conserve toutefois sa capacité de nuisance, comme le démontrent les attentats-suicide qui continuent d'être de temps en temps enregistrés, ainsi que des incursions pour vol de bétail ou les enlèvements de civils.
Au Cameroun, les Nations Unies ont estimé à une trentaine le nombre de ces incursions survenues au cours du mois de janvier, avec environ vingt morts enregistrées.

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