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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 3 juin 2020
Société

Armée camerounaise : vaincre le mal pour mieux servir le peuple

L’armée camerounaise s’adapte aux nouveaux enjeux de communication …

L’image que les médias dominants locaux et internationaux donnent de la guerre, est celle du fracas des armes lors de bombardements plus ou moins massifs ; l’image de batailles épiques avec d’énormes pertes d’un côté ou de l’autre. En plus de légitimer l’entrée en guerre d’un protagoniste, ou le fait pour celui-ci de susciter une guerre par procuration, ces faits d’armes sont martelés à longueur de journée, toujours agrémentés de récits où le fantastique le dispute au fantasque et au sordide, toujours accompagnés d’analyses empiriques, partisanes, dichotomiques, manichéennes.

Récits et analyses mettent en exergue soit l’avance technologique, soit la puissance des armements, soit encore le savoir-faire et l’héroïsme des vainqueurs, soit à contrario, l’amateurisme et la barbarie des moins forts. Il s’agit ici de diaboliser l’adversaire, surtout la victime, jusque dans ses moindres faits et gestes. Il s’agit de lui imputer des incidents létaux qui même involontaires, ne seront jamais des dommages collatéraux, mais des crimes contre l’humanité. Et même, l’on ira jusqu’à lui prêter les intentions les plus machiavéliques, à l’instar des velléités d’épuration ethnique, lorsqu’il n’est pas fait allusion au génocide. Ce qu’il faudrait savoir, c’est qu’en arrière-plan de ce flot d’informations soigneusement calibrées, se profile le dessein d’impressionner l’opinion, de la désolidariser des adversaires déclarés ou potentiels, et si possible, de paralyser les moyens de défense adverses.

Le spectre de notre psychisme est ainsi devenu un champ de bataille, dont la maîtrise des déterminants peut s’avérer décisif dans l’orientation du cours des événements. Tel est d’ailleurs le cas. Mais tant qu’à faire, la grosse imposture médiatique n’est pas irrésistible. La meilleure des parades au délitement de notre moral reste et demeure la préparation de tous les citoyens, par le biais de l’éducation, l’instruction et surtout, par le canal de l’information. Le but étant de susciter et endurcir leur conviction dans la justesse de la cause défendue.

La hiérarchie militaire à tous les niveaux est parfaitement consciente des enjeux de cette guerre par médias interposés. Au fait, émettre les directives que commande l’évolution de la situation sur le terrain ne suffit plus, encore moins, une communication épistolaire et impersonnelle. Les descentes régulières sur le terrain du Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, et les contrôles opérationnels du Général de Corps d’Armée, Chef d’Etat-major des Armées, sont à inscrire dans le registre de la communication présentielle.

Car pour véritablement mettre les hommes en confiance, rien ne remplace le contact physique et l’échange verbal, seuls à même de réduire la déformation des perceptions. Qui plus est, seuls le contact physique et l’échange verbal sont à même d’effacer la distance passablement suspicieuse qui s’établit instinctivement entre le supérieur et son subordonné. En son temps déjà, un illustre ancien affirmait déjà que ‘’la meilleure façon de commander est de se placer non pas au-dessus de ses hommes, mais au milieu d’eux’’.

… pour mieux prendre en compte les mues de l’internationale terroriste …

Il y a de cela trente ans, ce qu’il avait été convenu d’appeler le vent de l’Est soufflait sur l’Europe, à la faveur de l’écroulement du mur de Berlin, point de départ d’une nouvelle reconfiguration des lignes de force dans le monde. L’espoir était fondé de voir s’atténuer, et peut-être disparaître, les foyers de tensions inter et intra étatiques, jusque-là suscités, entretenus et justifiés par une farouche opposition entre les principaux courants idéologiques. Ce rêve d’une ère de paix s’est en partie matérialisé, en partie seulement, nation ne levant plus l’épée contre nation, tel qu’ambitionné par l’Organisation des Nations Unies, mais sans pour autant que les épées ne se transforment en socs de charrue.

En effet, la guerre ne s’est point arrêtée, au contraire. Simplement, par le jeu du transfert des compétences, elle se pratique autrement, ses objectifs restant les mêmes. Ainsi, les Etats ne font plus face à un ennemi dont la nature, le volume, et les positions sont connus. L’ennemi n’est plus de la taille d’une compagnie, d’un régiment ou d’une brigade. Il n’arbore plus d’insignes distinctifs du combattant. Bien au contraire, il prend les couleurs de la foule, il transforme en armes de destruction aveugle, les objets du quotidien, il fait de chaque individu, une bombe humaine. En dépit de ses proclamations, l’ennemi actuel n’est pas au service des populations. Il n’est que le bras séculier d’intérêts groupusculaires.

A la fin de la guerre froide, l’on se serait attendu à la consolidation des frontières étatiques ; que non, ou alors, pas tout à fait. Car cependant que les grandes nations formaient de grands ensembles supranationaux, tout ou presque était mis en œuvre pour balkaniser les Etats les moins nantis. Cette logique de l’affaiblissement par la partition est de préférence dirigée contre les Etats à fort potentiel de développement.

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D’où l’irruption aussi soudaine que violente de velléités séparatistes, d’où l’apparition de puissants groupes terroristes armés et criminels, à l’instar de Daesh, Al Qaeda et Al Nosra au Proche-Orient, et de Al Shaabab dans la corne de l’Afrique. Idem pour le Mujao, les Moudjahidines, ainsi que l’Etat Islamique dans l’arc sahélo-saharien. D’autres groupuscules écument les emprises terrestres et maritimes du Golfe de Guinée, notamment aux confins du Nigéria et du Cameroun. Boko Haram, le MEND et les cartels dits séparatistes des régions administratives du Nord-Ouest et du Sud-Ouest camerounais sont du nombre. Tous des monstres qui font régner la terreur par le poignard et la poudre.

… agir efficacement contre les multiples agressions …

Voici un pays qui depuis plus d’une dizaine d’années, livre une lutte sans merci à divers types de menaces sur pratiquement les 360 degrés de son espace terrestre, maritime et aérien. Déjà à l’aube des années 2000, était apparu le phénomène des coupeurs de route, suivi quelques années après, de l’irruption de la piraterie maritime. Ces deux sources d’insécurité sont au jour d’aujourd’hui, réduites à leur plus simple expression.

Au mois de mai 2014, exaspéré par les incursions prédatrices du Boko Haram sur son territoire, le Cameroun déclare solennellement la guerre à la secte terroriste. Au détour de batailles épiques et à force de détermination, la menace est rendue résiduelle en terre camerounaise. Trois années plus tard, voici qu’apparaissent les violentes et mortifères manifestations de l’imposture séparatiste dans ses régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. La situation à ce jour, est sous contrôle. Selon toute vraisemblance, ces succès ne sont pas du goût de tout le monde.

Surtout qu’en même temps qu’elles livrent bataille, les Forces de Défense et de Sécurité camerounaises subviennent du mieux qu’elles le peuvent, aux besoins des populations affectées par l’insécurité suscitée par ces menaces. De Bakassi à Makari, de Batibo à Gari-Gombo, les actions civilo-militaires se déclinent ainsi par centaines chaque année. Des distributions de denrées alimentaires sont organisées, des campagnes de vaccinations gratuites sont menées jusque dans les localités les plus reculées, et même, les militaires assurent l’effectivité du système éducatif dans les écoles situées en zones d’insécurité. Combien d’armées en Afrique peuvent se targuer d’en faire autant ?

Y a-t-il meilleure expression d’humanité que de faire œuvre charitable ? Y a-t-il meilleure démonstration de respect des droits de l’homme que de donner sa vie pour ses compatriotes ? Nourrir et soigner les populations, éduquer la jeunesse, construire des infrastructures publiques n’est-t-il pas une manière de préserver et promouvoir les droits de l’homme ? Les militaires, les gendarmes, les policiers camerounais s’y attèlent au quotidien, avec une efficacité qui force l’admiration, l’estime, l’amour et le soutien de nos populations. C’est peut-être cela qui est reproché à notre pays par ses pourfendeurs de tous bords.

Les attaques venues de l’extérieur seraient d’un moindre mal, s’il ne se trouvait, hélas, trois fois hélas, des camerounais disposés à donner suite à ces allégations, quitte à emboucher les trompettes de la délation, du dénigrement et de l’imprécation à l’encontre de leur propre pays, vidant au passage l’union sacrée ou l’esprit de famille de son sens, de toute sa substance. On est en droit ici de se poser la question de savoir sur l’autel de quel intérêt des camerounais sont-ils prêts à sacrifier leur pays, leur patrie ?

… dans une posture consolidée, résiliente et proactive.

En réalité, et en attendant une éventuelle restructuration de l’ordre mondial, l’internationale terroriste s’est engouffrée dans la brèche. Ne dit-on pas que la nature a horreur du vide ? Dans sa réponse aux vœux du corps diplomatique en date du 09 janvier 2018, le Président de la République, Chef des Forces Armées, Son Excellence Monsieur Paul Biya, avait porté cette interrogation, d’ailleurs toujours d’actualité : « Alors que les progrès de la science et de la technologie donnent à l’homme des pouvoirs chaque jour plus extraordinaires, va-t-on voir le « monde nouveau » qu’on nous annonce faire fausse route et revenir à des divisions et des querelles d’un autre temps ? Il en va de notre avenir à tous. Puisse le bon sens finir par l’emporter ».

A l’échelle du Cameroun, tous ceux de nos compatriotes qui auront vendu leur âme au diable devraient cependant garder constant à l’esprit, que le refus d’exprimer son patriotisme pourrait être ici considéré comme une violation des droits de l’homme. Et puis, tant qu’à faire, au gré des difficultés rencontrées et des obstacles surmontés, le Cameroun se renforce davantage. Le peuple camerounais, plus solidaire que jamais, croit en l’unité de sa destinée. Ne dit-on pas qu’à cœur vaillant, rien d’impossible ? Nous disons, qu’impossible n’est pas camerounais.

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A l’audit des performances en cours, il convient de relever que l’Armée Camerounaise, est républicaine, professionnelle et humaine. C’est une Armée gardienne du territoire et des Institutions, une Armée vaillante, une Armée pour l’essentiel Creuset de l’Unité Nationale. C’est enfin une Armée au-devant de l’unité et de la réconciliation nationale. Alors, que le bon sens l’emporte, et que se désarment les cœurs et les bras. Que le bon sens l’emporte, et que les enfants du Cameroun, tous réconciliés, se serrent les coudes pour préserver son intégrité territoriale, et assurer l’essor de notre chère et belle Nation.

quid enfin des multiples ingérences étrangères ???

Pour certaines personnes et entités de la sphère politico-médiatique, la dynamique sociopolitique actuellement vécue au Cameroun, en dépit, ou plutôt grâce à ses épisodes parfois dramatiques, se présente comme une opportunité à saisir à tout prix, et surtout, au prix du mensonge et la délation, pour se bâtir une notoriété à l’échelle internationale. Dans les rangs de cette engeance en mal de reconnaissance, se recrutent des journalistes et tous les rangs et grades, dont les papiers de minable consistance, sont plus des ramassis de mièvres affabulations, que de véritables comptes rendus de faits recoupés et attestés.

Dans cet agrégat de malintentionnés, se comptent également des experts et spécialistes locaux ou étrangers, tous diplômés ès Cameroun, de curieux personnages qui trouvent en nos malheurs, un terreau à leurs funestes élucubrations. Il en est ainsi des observateurs télécommandés, dont l’opaque cécité n’a d’égale que la capacité à tronquer la réalité. Que dire alors de ces humanitaires dont le sens des affaires jamais n’aura autant été affûté. Décidément, le Cameroun est un filon rentable.

Comme des charognards formant cercle au-dessus d’un champ de bataille, c’est à qui vociférera le plus fort, c’est à qui mentira de la manière la plus éhontée. Certains élus outre-Atlantique d’insignifiante envergure dans leurs pays ou régions, se mêlent eux aussi, de cette danse macabre autour de nos sépultures. De leur avis à tous, le Cameroun n’a pas encore assez souffert de la noblesse unitaire de son peuple, ni assez cher payé, son refus de se mettre au pas de la mondialisation hégémonique.

Les attaques contre les civils et les militaires engagés dans la construction des infrastructures de développement, les tentatives d’imposer un voile d’ignorance sur notre jeunesse, la destruction de pans entiers du tissu économique, la fabrication d’épopées sanglantes pour faire intervenir des forces étrangères, toutes ces menées visent un double objectif à savoir, retarder l’essor économique du Cameroun, et infliger à nos populations les affreux tourments de l’indigence intellectuelle, sans oublier les inqualifiables souffrances de la détresse matérielle. Il va sans dire qu’en favorisant la manipulation et l’ensauvagement des communautés cibles, l’enténèbrement découlant de cet état de misère généralisée facilitera la mise en pièces du Cameroun.

Après s’être attaqués à nos Institutions, à nos populations, à nos Forces de Défense et de Sécurité, ces pyromanes d’un autre genre entreprennent dès à présent, d’allumer le feu de la haine entre de paisibles éleveurs peuls, et les hordes de mercenaires criminels qui écument nos Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Voilà bien des incitations à l’épuration ethnique qui méritent d’être fermement condamnées et sévèrement châtiées.
Juste pour rappeler que l’insécurité dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest est consécutive à des contrats signés entre des fonds spéculatifs qui misent sur les ressources naturelles de ces régions, et des compatriotes avides d’argent établis à l’extérieur. Il s’agit donc de la vente d’un territoire et de ses richesses, toutes choses que l’on ne possède pas. En d’autres circonstances, pareil acte serait qualifié d’escroquerie aggravée, s’il n’était à l’origine des innommables violences perpétrées par ces stipendiés.

Notons cependant qu’au fur et à mesure que se précisent les contours de ce bal de prédateurs désormais démasqués, les populations des dix régions administratives du Cameroun, unies et solidaires, rejettent en bloc l’anathème que l’on voudrait leur imposer. Le lien Armée-Nation est une construction solide, et le peuple camerounais est particulièrement fier de son unité, qu’il entend protéger à jamais.

Capitaine de Frégate Cyrille Serge ATONFACK GUEMO
Chef Division de la Communication/Ministère de la Défense

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