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L'ouverture sur le Cameroun

Après les émeutes: L'hôpital de Deido enregistre Plus de 19 patients

Depuis le 31 Décembre 2011, cet hôpital de district n??a pas eu de repos. Les victimes des échauffourées qui ont lieu dans ce quartier arrivent sans cesse. Mercredi dernier, on comptait déjà 19 patients enregistrés parmi lesquels des blessés graves, les intoxiqués et les traumatisés.      «Jésus est vivant ! Jésus est vivant!». C??est couché et se torturant après avoir reçu les soins aux urgences  que Stève Nguena, élève de 3e All au lycée bilingue de Deido lance ce cri de joie car il dit avoir échappé à la mort. «J??ai été percuté par une moto à l??entrée de mon établissement quand je voulais traverser la route pour rentrer chez nous», a-t-il déclaré. «J??ai cogné le petit parce que le gaz lacrymogène que lançait la police l??a  certainement embrouillé au moment de traverser», lance pour se justifier Arnorl Nonoum, le conducteur de moto qui révèle que   ses deux cadets qu??il transportait ont été traumatisés et se trouvent actuellement aux urgences en pédiatrie dans le

même hôpital.De l??autre côté, Yimga Gaëlle très épuisée, a perdu connaissance après avoir absorbé le gaz lacrymogène.  «Je suis femme de ménage à Makèpè.   Après des malaises dus à mon mal respiratoire, j??ai décidé d??interrompre le travail pour rentrer chez moi. Une fois arrivée à l??école publique Deido, j??ai été étouffée», raconte la victime. Aubin Nguiffo Kengné quant à lui a la hanche cassée. Il vit  un cauchemar car il n??était pas au courant du meurtre de ce côté de la ville: « Mardi le 2 janvier 2012 aux environs de 8h 30 min, alors que je  transportais une cliente d??Akwa pour la rue Kotto à Deido, des individus m??ont assailli et  copieusement bastonné en disant ??c??est vous, c??est vous?? », raconte-t-il. Sonia Emamba Njoumè, elle, a «  reçu le gaz lacrymogène de plein fouet sur mon visage alors que je passais en route en compagnie de ma mère à la rue Coladéra de Deido vers 11h 30 ce mercredi. Aussitôt, j??ai perdu connaissance mais maintenant je suis réveillée et ça va mieux».Tels sont les propos de quelques unes des victimes rencontrées aux urgences de chirurgie  le mercredi 04 janvier 2012 aux environs de 13 heures. A leur chevet, les chirurgiens présents prennent soin des malades. C??est avec un sourire aux lèvres que  Abel Donfack,  l??un des chirurgiens insiste pour que nous mentionnions votre notre journal «Le Messager» qu??ils s??occupent très bien  des malades. Avis que la plupart des patients et gardes malades ont partagé même si l??un d??eux nous a dit «qu??on s??occupe   de chacun en fonction de ses  moyens. Moi, je suis déjà à bout de mes efforts ». « Jusqu??ici, 19 patients ont déjà été enregistrés dans cet Hôpital. On compte, les blessés graves, les intoxiqués et les traumatisés», nous renseigne le Dr Louis Joss Bitang, directeur de cet hôpital lorsque nous l??avons rencontré mercredi 4 janvier 2012. Ce dernier rassure de la prise en charge totale des patients qui y sont internés.
 

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