Ils en auront jusqu??à l??inhumation de Eric Monney dont la mort a occasionné les échauffourées qui ont pris ce quartier en otage. Depuis les émeutes du 31 décembre 2011, conséquence de l??assassinat du jeune Eric Monney le même jour, le quartier Deïdo, réputé pour sa chaude ambiance, reprend progressivement du poil de la bête. Jeudi 5 janvier 2012, il est 12 heures. Boutiques et autres débits de boisson subissent des nettoyages. Mais la plupart des bistros qui jouxtent les rues sont encore fermés. Assis ça et là, quelques jeunes se laissent aller aux commentaires. D??autres glandent . A chaque coin de la rue, et particulièrement à la chefferie supérieure de Deïdo, les forces de l??ordre patrouillent. « Il n??y a rien chef. Vous pouvez venir voir vous-mêmes. On ne fait que causer», lance, tout souriant, un jeune homme aux éléments de la police qui font la ronde à bord de leur véhicule. « Les mototaxis n??arrivent pas à Deïdo. Les forces de l??ordre veillent au grain. Elles
empêchent les mototaxis d??entrer dans le canton », déclare Victor, un habitant du quartier. Selon une source généralement bien introduite, l??interdiction des motos-taxi à Deido sera levée après les obsèques de Eric Monney. C??est, semble-t-il, la mesure transitoire que les autorités publiques ont prises pour le retour du calme dans la cité. Qu??en sera-t-il lorsque les forces de l??ordre s??en iront ? La journée de mercredi dernier a été très mouvementée. A la suite d??un incendie qui a consumé un bistrot situé au c??ur de la Rue de la joie, à quelques encablures de la chefferie. Bien que les origines de l??incendie qui s??est déclaré aux environs de 10 heures du matin soient encore inconnues, la population voit là un geste malveillant des conducteurs des mototaxis. D??où la montée d??Adrénaline. Pour calmer les uns et les autres, la police et la gendarmerie ont installé une base arrière à Deïdo. Objectif, éviter l??entrée des engins à deux roues dans le quartier. Ce que réclament les populations du canton. Pour rappel, l??assassinat de Eric Monney, habitant de Deïdo au soir du 31 janvier 2011 est la cause de ce triste feuilleton. Les riverains du canton accusent les conducteurs de mototaxis, parce que Monney a été poignardé par des hommes qui roulaient à moto. En guise de représailles, les jeunes de Deïdo ont incendié nombre de mototaxis. L??affaire a connu son acte trois jours après. L??incendie de mercredi est venu remettre le feu aux poudres. Les autorités administratives, à l??instar du préfet Bernard Okalia Bilaï est descendu sur le terrain. Question de prendre le pouls de la situation et de mettre en garde les fauteurs de trouble contre la récidive.




