Cameroun – Les deux amies de Chantal Biya mortes dans des conditions troubles

Amies de Chantal Biya mortes tragiquement – Alice en 1995 et Élise Azar en 1996, deux destins brisés au cœur du pouvoir camerounais.

Alice en 1995, Élise Azar en 1996 : deux amies intimes de la Première dame Chantal Biya disparaissent tragiquement en moins d’un an, dans des circonstances qui n’ont jamais été vraiment élucidées. Deux femmes issues du cercle le plus fermé du pouvoir camerounais. Deux accidents de la route. Deux destins brisés. Et derrière chaque mort, des zones d’ombre qui continuent d’alimenter interrogations et récits. Qui étaient vraiment Alice et Élise Azar ?

La première disparaît le 27 octobre 1995. Alice, troisième épouse de Jean Fochivé — le redoutable chef des services secrets camerounais — était proche de Chantal Biya et de sa mère. Sa mort, officiellement un accident de la circulation, brise publiquement un homme réputé impitoyable. En 1997, sur la télévision nationale, Fochivé fond en larmes en direct : « Ils ont tué mon Alice ! Ils l’ont tuée ! » Un cri qui résonne encore.

Élise Azar : l’amie qui a changé l’histoire du Cameroun

Moins connue, mais tout aussi centrale. Élise Azar, métisse charismatique, épouse de Bonaventure Mvondo Assam, neveu du président, est celle qui a tout déclenché. C’est elle qui, en 1993, invite son amie Chantal Vigouroux à l’anniversaire de Paul Biya à Mvomeka’a. Ce soir-là, le président tombe sous le charme. Le 23 avril 1994, Chantal devient Première dame.

Deux ans plus tard, le 3 septembre 1996, Élise Azar meurt dans un accident de la circulation dans des conditions troubles. Quelques mois après, Fochivé et Victor Ayissi Mvodo — qui s’étaient confié leurs doutes sur ces morts dans une conversation rapportée dans Les révélations de Jean Fochivé de Frédéric Fenkam — décèdent à leur tour en 1997, à quelques semaines d’intervalle.

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