Adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE: La Bulgarie n’aura pas le temps de lever son veto

Bulgarie

Sofia n’aura pas le temps de décider de la levée de son veto sur les négociations au sujet de l’adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, a déclaré ce dimanche le ministère bulgare des Affaires étrangères, commentant les propositions françaises de règlement du différend entre les pays.

« À l’étape actuelle, il n’existe plus de possibilité objective de remplir les critères à court terme énoncés dans le cadre de la position [sur le début des négociations] avant la fin de la présidence française au Conseil de l’UE. Il se peut qu’avant sa fin, il soit possible de connaître les prochaines étapes de l’intégration européenne de la Macédoine du Nord avec toutes les garanties nécessaires pour les intérêts bulgares et les droits des Bulgares dans le pays voisin« , a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le ministère bulgare ajoute que, pour le moment, il n’y a sur la question aucune décision du gouvernement ni de l’Assemblée nationale, décision obligatoire dans cette situation.

La Macédoine du Nord et la Bulgarie mènent un dialogue intense en vue d’arriver à des accords mutuellement acceptables sur plusieurs différends au sujet des aspects culturels et historiques des relations bilatérales. Skopje espère qu’il sera possible en fin de compte de lever le veto de la Bulgarie aux négociations sur l’adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE. Selon certains experts bulgares et nord-macédoniens, malgré les efforts de la diplomatie des deux pays, il est peu probable qu’un consensus soit établi prochainement.

En novembre 2020, la Bulgarie a bloqué le début des négociations entre l’UE et la Macédoine du Nord, avançant une série d’exigences. Après avoir publiquement soutenu l’intégration européenne de la Macédoine du Nord, la Bulgarie s’attend à ce que les problèmes des relations bilatérales soient résolus avant le lancement des négociations officielles. Ainsi, Sofia refuse de reconnaître l’existence du macédonien qu’elle considère comme un dialecte du bulgare, exige des garanties constitutionnelles pour la minorité bulgare qui compte environ 120.000 membres dans le pays et souligne la nécessité d’une interprétation objective des évènements de l’histoire commune.

237online.com

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