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Accord secret avec la France : voici l’article 6 qui assujettit le Cameroun depuis 6 décennies

Signé le 26 décembre 1959 par Amadou Ahidjo et Charles de Gaulle, cet accord jusqu’à ce jour n’a subi aucun aménagement. Mais c’est l’article 6 qui suscite plus de curiosités.

Le 26 décembre 1959, donc à la veille de l’indépendance du Cameroun sous tutelle de la France, le jeune Amadou Ahidjo est amené à signer une un accord secret d’aliénation de la nation camerounaise habillé sous le label ‘’Accord de coopération entre la France et le Cameroun’’, avec la France. Le comble de la forfaiture dans cette accord, qui faisait du Cameroun un pays totalement tributaire de la France, est que 61 ans après, même un seul iota n’a été changé n’y a été changé. Ni Georges Pompidou, ni Valéry Giscard d’Estaing, ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac, ni même Nicolas Sarkozy ou François Hollande ou même l’actuel président français Emmanuel Macron (côté français) n’y ont rien changé, et encore moins Paul Biya (coté camerounais).

Voici in fine l’article 6 de cet accord dans ses alinéas

1- la France devra déterminer les choix politiques, économiques et socioculturels du Cameroun.
2- la France devra battre une monnaie pour le Cameroun, le FCFA
3- la France devra orienter la détermination des programmes scolaires du Cameroun à tous les niveaux
4- la France devra disposer dans son trésor public, d’un portefeuille appelé compte des opérations, de 100% des réserves de change du Cameroun.
5- les matières premières stratégiques du Cameroun devront être exploitées par la France en priorité. Si celles-ci n’est pas intéressée le Cameroun pourra trouver un autre partenaire où l’exploiter lui-même.
6- le 10 novembre 1961 : l’assistance militaire. Chaque fois que le président camerounais sera débordé par une agression externe ou une rébellion Interne, il pourra faire appel à l’aide militaire de la France. S’il n’est plus dans la capacité de le faire par un quelconque moyen de communication, l’ambassadeur de France au Cameroun peut le faire à la place de l’autorité camerounaise.

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NB : ce pourcentage a évolué en 1972 et 1973 respectivement à Brazzaville et Dakar pour la BEAC et l’UMOA, à 65% et finalement aujourd’hui il se situe à 50%.

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