Afrique

Accord de non-agression de Malabo : fin de clap d’un malentendu qui n’aurait pas dû naître ?

L’avenir nous le dira ! mais entre-temps à Yaoundé c’est un sentiment généralisé de satisfaction.

Beti Assomo est rentré de Malabo avec dans sa gibecière, un Accord qui met fin à la crise frontalière qui oppose le Cameroun et la Guinée Equatoriale
L’accord de coopération qui a été signé en début de semaine dans la capitale équato-guinéenne par le Ministre camerounais Beti Assomo et son homologue guinéen pour le compte de leur pays respectif, est relatif aux modalité de coordination et d’actions communes en matière de défense de sécurité transfrontalière entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale. En d’autre terme, il s’agit d’un pacte de non-agression, de non-interférence dans les affaires intérieures de l’une et de l’autre partie. Il s’agit aussi d’un mécanisme commun de gestion et de contrôle des allées et venues de la frontière entre les deux pays. Yaoundé et Malabo ont choisi la voie du dialogue, pour régler un différend qui aurait pu être un frein à l’intégration sous régionale.

La guerre du mur n’aura donc pas lieu, grâce à l’engagement pour la paix des deux Chefs d’Etat conscient de ce que leurs deux peuples ont d’avantage besoin de développement, que de querelles stériles. La signature de cet accord, est une victoire diplomatique. Occasion pour les thuriféraires du système de saluer une fois de plus l’action de Paul Biya, le « mendiant de la paix », qui a toujours choisi la voie du dialogue à la confrontation. Ils en veulent pour exemple l’affaire Bakassi, qui a opposé le Cameroun et le Nigéria. C’est bien le Cameroun qui a sollicité et obtenu l’arbitrage de la Cour International de justice de Haye, évitant ainsi à la sous-région une guerre fratricide ou personne ne serait sorti vainqueur. Dans la même logique de recherche pacifique aux conflits frontalier, on ne peut pas passer sous silence l’engagement du gouvernement congolais et camerounais en faveur de la démarcation légale de la frontière Cameroun-Congo hérité de la colonisation.

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Toutefois, s’agissant de l’accord qui vient d’être signé à Malabo, il est prudent de ne pas mettre la charrue avant le bœuf, car avec les guinéen qui ont l’art de retourner la veste il est encore très tôt de crier victoire.

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