Cette localité située près de Mouanko, et à 77 kilomètres d??Edéa, où un grand projet touristique est envisagé, a été visitée mercredi dernier.La plage est vierge, le rivage alléchant. C??est dans cette petite localité de Yoyo, peuplée de pêcheurs venus de divers pays d??Afrique de l??Ouest, à la grande plage méconnue qu??une partie de l??Océan atlantique vient fouetter ses vagues. A gauche, l??embouchure de la Sanaga. A droite, on peut longer 25 km de plage et atteindre Kribi, selon des experts. La pointe de Suellaba, l??estuaire, est à 12 km. Il faut bien connaître la géographie et les subtilités maritimes pour comprendre les spécificités
et la singularité de cette merveille de la nature, cachée dans un petit coin de l??arrondissement de Mouanko, à 77 km d??Edéa.Et comme l??Etat est soucieuse de la valorisation de ses terres, le ministre des Domaines et des Affaires foncières, à partir d??Edéa, a bravé une route sinueuse, sablonneuse et caillouteuse, pour atteindre cette partie du Cameroun, où ses services ont commencé la sécurisation des terres qui vont accueillir d??importants projets sur le plan touristique notamment. Jean Baptiste Béléoken, accompagné du désormais gouverneur du Nord, Gambo Haman, jusqu??alors préfet de la Sanaga Maritime, est venu se rendre compte de visu, carte à la main, de l??évolution de la sécurisation des terres dans cette localité. Notamment le bornage des terres demandées 10 hectares notamment.« A Yoyo, le gouvernement a un grand projet de développement du tourisme dans notre pays, qui va certainement faire du bien. Je suis allé voir comment mes services ont procédé à la sécurisation du site. C??est-à-dire le bornage. On nous a d??abord demandé 6.000 ha et ensuite 4.000 ha. J??ai été là-bas voir comment le travail a été fait. Et je suis satisfait. Il reste des arbitrages à faire au niveau des services centraux. Et ce sera fait », a déclaré Jean-Baptiste Béléoken à la fin de la visite. Précisément, selon des sources du Mindaf, pour la Cité touristique du Cameroun (le nom du projet), les bornes ont été implantées, pour une sécurisation physique.« Il manque ce que nous avons appelé la sécurisation juridique qui consiste en la prise par le ministre des Domaines et des Affaires foncières, d??une DUP (Déclaration d??utilité publique). A la suite de cela, la commission que préside le préfet de la Sanaga Maritime doit descendre sur le terrain pour évaluer les mises en valeur (cultures, constructions, titres fonciers) et en sortir les procès-verbaux, qui vont permettre d??établir les décrets de classement lorsqu??il s??agira du domaine publique ; d??expropriation lorsqu??il s??agira de titres fonciers ; ou même d??indemnisation lorsqu??il s??agit de cultures et de constructions », explique le délégué départemental du Mindaf, Abraham Fotso.Alain TCHAKOUNTE, CT
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