Depuis le 3 août 2026, le département d’État américain rend permanent un programme qui va faire grincer des dents dans une trentaine de pays africains. Les demandeurs de visas de non-immigrant originaires de 50 pays devront désormais verser une caution pouvant grimper jusqu’à 11,366 millions de FCFA. Le chiffre fait mal.
Un dispositif expérimental qui devient la règle
La phase pilote avait démarré en 2025. Elle testait le principe d’une caution pour certains demandeurs de visas jugés à risque de dépassement de séjour, une trentaine de pays africains figurant déjà dans le viseur. Washington vient de trancher, ce dispositif n’était pas temporaire.
Le plafond de la caution passe de 15.000 à 20.000 dollars, soit environ 8,525 millions à 11,366 millions de FCFA. Le montant exact sera fixé au cas par cas par les autorités consulaires américaines. Rien ne confirme à ce stade sur quels critères précis ce calcul reposera.
Pour un pays comme le Cameroun, où la demande de visa américain reste forte chez les étudiants et les professionnels, cette annonce change la donne. Une caution à ce niveau dépasse largement les moyens de la plupart des candidats au voyage.
Un frein de plus pour la mobilité africaine
Le dispositif vise officiellement à limiter les dépassements de séjour illégal aux États-Unis. Mais dans les faits, il ajoute une barrière financière énorme à une procédure déjà longue et coûteuse. Difficile de ne pas y voir un durcissement supplémentaire de la politique migratoire américaine envers le continent africain.
Les candidats camerounais au visa devront désormais budgétiser bien plus que les frais de dossier habituels. Combien de dossiers seront simplement abandonnés faute de moyens ?
C’est un signal clair envoyé à toute une partie du continent, la mobilité vers les États-Unis se complique, et pas seulement sur le papier.
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Journaliste international pour 237online.com, Rodrigue Batag décrypte l'actualité mondiale avec un regard ancré dans les réalités africaines et camerounaises.
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