Selon les données préliminaires, une centaine de personnes ont été blessées lors des manifestations qui avaient eu lieu samedi dans différentes régions du Soudan, a annoncé samedi le Comité central des médecins soudanais sur Facebook.
Selon l’organisation, la plupart des victimes ont été intoxiquées par des gaz lacrymogènes. 61 personnes ont demandé une aide médicale. Plusieurs manifestants ont été blessés par balle.
Un autre manifestant est décédé. Auparavant, les médecins avaient signalé au moins deux décès.
Selon les données du Comité, plus de 100.000 personnes ont participé aux manifestations de samedi.
Après plusieurs semaines de protestations, les militaires soudanais ont arrêté lundi le premier ministre Abdallah Hamdok et plusieurs hauts fonctionnaires du pays. Le chef de l’État, le général Abdel Fattah al-Burhan, a dissous les organes suprêmes du pouvoir et a décrété l’état d’urgence en tant que réaction de l’armée à la révolution de la jeunesse. Il a aussi suspendu plusieurs articles de la déclaration constitutionnelle qui définissait les relations entre les militaires et les civiles ainsi que les cadres de la période de transition dans le pays après le renversement du président Omar el-Béchir, qui dirigeait le pays depuis 30 ans.




