Une camerounaise a l’US Open





Françoise Abanda affronte Sabine Lisicki ce 25 Aout quand il sera 16 heures à Yaoundé.
Comme un jeu d’enfant. Pour son tout premier match dans la catégorie des seniors, Francoise Abanda a marché (6-1, 6-1) sur la roumaine Andreea Mitu.[pagebreak] Et le jour d’après, la joueuse canadienne d’origine camerounaise, signant sa seconde sortie chez les seniors, met à plat (6-1, 6-1) la japonaise Nao Hibino. Avec ces deux victoires, Françoise Abanda gagne sa qualification pour l’US open qui débute ce 25 Août à New York. Mais Françoise Abanda devait terminer en beauté en s’imposant dans son troisième match (6-0, 6-2) face à Misa Eguchi, une autre japonaise. Peut-être cette entrée dans la cour des grands se serait fait l’année dernière, si une blessure ne contraignait pas Abanda de jeter l’éponge pendant les préliminaires de l’US open 2013. « Un effort sérieux finit toujours par payer », clame celle qui est l’une des rares joueuses à entamer la carrière professionnelle avant l’âge de 18 ans. « Peu d’athlètes de moins de 18 ans se retrouvent chez les grandes en ce moment. Il y a Belinda Bencic et elle est au 59e rang, a t-il ajouté. Par contre, Françoise a gagné à 10-11 ans et je ne crois pas qu’elle va se laisser endormir.»
Pour son entraineur Simon Larose, « la progression de Françoise Abanda est constante ». Il y a quelques semaines, elle réussissait à arracher un set à Dominika Cibulkova, 13e mondiale et finaliste du dernier Australian Open. Actuellement classée 205e joueuse mondiale, Abanda affrontera pour son premier match professionnel de haut niveau l’allemande Sabine Lisicki,27e. Cette dernière qui fut finaliste à Wimbledon en 2013, manque de régularité malgré l’un des phénoménales services sur le circuit actuellement. Selon son coach, Abanda « peut surprendre plusieurs filles et actuellement, personne ne souhaite réellement l’affronter».
C’est à l’âge de sept ans que Françoise Abanda abandonne l’apprentissage du patinage artistique pour rejoindre Elisabeth Abanda, sa sœur ainée dans les cours de tennis.

Correspondance: Celestin Ngoa Balla a New York

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