La plainte est récurrente, la récrimination est nationale. Avoir une plaque d??immatriculation demeure un parcours du combattant. Qu??on en juge. Malgré l??informatisation, pour obtenir une carte grise, il faut en moyenne trois mois. Le récent communiqué du ministre d??Etat, ministre des Transports invitant les propriétaires de véhicules à se conformer aux nouvelles
règles en vigueur en matière de plaques d??immatriculation dans notre pays et dans la sous-région est bienvenu. Cette démarche s??inscrit dans une dynamique permanente de sensibilisation indispensable afin que le Cameroun se mette en règle au niveau de son parc automobile. N??est-ce pas nécessaire au vu des problèmes qui minent le secteur ? L??objectif des pouvoirs publics est de sécuriser avant tout le parc automobile national. Comment peut-on assumer un fourre-tout où même les véhicules volés sont pris en compte ? N??est-il pas question de préserver notre pays des voleurs de véhicules de tous bords et d??assurer la sécurité des citoyens qui ont régulièrement acquis leurs voitures et qui peuvent, tout à fait et légitimement, lorsqu??ils sont spoliés, réclamer leurs droits ? Il s??agit donc d??une question fondamentale pour dynamiser le secteur et surtout maintenir les performances attendues. Ainsi, au-delà du communiqué officiel, est-il question de s??attaquer à un problème réel. Pour cela, il faut produire des plaques en nombre suffisant et les mettre à la disposition des usagers en temps réel. Cela signifie aussi prendre des dispositions efficaces qui concourent à cet objectif. Celles-ci ne consistent pas simplement en une forme de décentralisation, mais elles ne seront efficaces que si il y a une mobilisation totale des structures et des ressources humaines y afférentes. Le problème, tout le monde le sait, est réel et récurrent. Sans doute un simple communiqué du gouvernement ne suffit pas pour le résoudre. Tout le monde a intérêt à passer à l??action. Avant tout, il appartient au gouvernement de prendre le taureau par les cornes et d??asseoir une production maximale de fabrication des plaques d??immatriculation pour le satisfecit des usagers et aussi afin de contrer les faussaires de tout bord qui peuvent circuler en toute impunité dans des véhicules volés ou pas et avec des papiers estampillés à titre provisoire. A l??heure de l??informatisation, les lacunes enregistrées dans la production et la distribution des plaques d??immatriculation ne sont plus acceptables. Les NTIC nous donnent l??opportunité d??avancer, d??être efficaces et rapides. Sachons saisir cette formidable opportunité.
WAFFO MONGO, Cameroon Tribune
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