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L'ouverture sur le Cameroun

UIC : Des employés inquiets pour l'avenir

Leur mot d??ordre de grève lancé suite à la fusion de l??Union industrielle pour le Cameroun avec le Chantier naval et industriel du Cameroun a été suspendu. Lundi dernier à l??UIC, les ouvriers ont manifesté leur mécontentement devant ce qu??ils appellent « la rupture de dialogue social » de la part de la direction du chantier naval. Arborant des

brassards noirs, ils sont restés sourds au retentissement matinal de la sirène qui marque le rassemblement. Les ouvriers de l??UIC veulent que soit respecté l??article 42 du code du travail. « Nous voulons que soient garantis les droits des ouvriers qui désirent rester suite à la fusion avec le Chantier naval, et que des conditions soient définies pour ceux qui désirent rester. Par ailleurs, il faut que soient reconnus les avantages des anciens, et ceux dévolus aux agents licenciés par la compression d??effectifs en 2000. Eventuellement, nous réclamons aussi le paiement des gratifications depuis deux ans, ainsi que d??autres avantages comme la prime de fusion, les médailles d??honneur du travail. Plus de 70 employés ici y ont droit. Enfin, nous nous plaignons de certaines conditions de travail et de la suppression des rations du personnel en savon, eau, et l??infirmerie qui n??est plus approvisionnée », confie Mounde Ousmanou, porte-parole des ouvriers. Ces derniers dénoncent aussi la rupture du dialogue social de la part de la direction du Chantier naval, et la non-information sur la fusion qui est intervenue. Au Chantier naval, c??est l??incompréhension. Rodrigue Nkamga, chef de département des travaux industriels au Chantier naval, et qui s??occupe aussi de la partie commerciale de l??ex-UIC depuis la fusion: « Nous n??avons reçu aucun préavis de grève. L??UIC a été absorbée par dissolution par le Chantier naval depuis le 30 juin. On a pris le temps d??informer les gens. Nous sommes étonnés qu??ils manifestent maintenant car le conseil d??administration du Chantier naval nous a donné jusqu??au 30 septembre pour en finir avec l??aspect social (liquidation des droits sociaux du personnel) lié à la liquidation. Tout est en bonne voie, il faut juste qu??on nous transmette la liste de ceux qui veulent partir. » Selon les ouvriers, dans des lettres individuelles qu??ils ont reçues à la fin du mois d??avril, la direction leur avait laissé jusqu??au 30 juin pour que chacun se prononce. « Certains n??ont pas pu déposer leurs dossiers à temps à cause des délais, et du fait qu??ils étaient absents. Il y a au total 48 personnes qui ont décidé de partir », précise Mounde Ousmanou. Hier, les ouvriers étaient au travail, en attendant les conclusions de la réunion avec l??inspection du travail, la direction du chantier naval et la Fédération nationale des industries métallurgiques et mécaniques.
Steve LIBAM, Cameroon Tribune

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