Télécoms: Orange en chute libre au Cameroun et en Afrique

Le groupe français pourrait plier bagages d’ici 2015 dans plusieurs pays africains sans atteindre ses objectifs. Les filiales déficitaires de la multinationale française Orange en Afrique seraient au cœur des préoccupations au sein du groupe de télécoms. Selon le journal la Tribune, l’entreprise pourrait céder ses filiales notamment au Kenya, en Ouganda, au Botswana et en Centrafrique. Rien n’est éminent. Le groupe serait en cours d’évaluation des actifs. La probable vente de certaines actions est possible, même si rien n’est encore confirmé. Au Cameroun, la filiale a un nouveau directeur général. Elisabeth Medou Badang revient du Botswana où elle occupait les mêmes fonctions dans le groupe. Elle est sans doute mieux informée des difficultés de la filiale botswanaise en voie de décrochage.
Objectifs brisés
Présent dans 19 pays africains, Orange comptait doubler ses revenus dans les pays émergents entre 2010 et 2015. Le groupe français envisageait porter ses performances à 300 millions de clients. Mais avec la situation actuelle, ce rêve ne sera pas réalisé. La situation financière est tellement défavorable que la filiale en République dominicaine, pourtant rentable, a été vendue au fonds d’investissement Altice pour plus d’un milliard d’euros. Orange Dominicana a réalisé 451 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012. Il emploie 1.400 personnes et compte 3, 4 millions de clients mobiles en fin septembre. Géographiquement, la filiale dominicaine est « isolée de nos autres activités à l’international », justifie le PDG d’Orange, Stéphane Richard. D’autre part, le groupe souffre d’une dette de 30 milliards d’euros. L’entreprise perdrait le réseau au Kenya où elle n’a jamais rentabilisé sa présence. L’existence de plusieurs autres opérateurs mettrait ses activités en danger. La filiale botswanaise n’est pas sous perfusion et pourrait par conséquent survivre. En Centrafrique, on parle simplement d’un chaos. L’opérateur regorge moins d’un million d’abonnés dans les pays en débat. Elle n’a réalisé qu’un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros en 2012. Orange pourrait vendre certaines opérations mais pas à pertes.

Orange Cameroun en danger
Même si l’objectif de faire 300 millions de clients d’ici à 2015 dans le monde reste incertain, l’Afrique reste tout de même au cœur des ambitions du groupe français. Son chiffre d’affaires en zone Afrique et Moyen Orient (15% de son revenus global) a progressé de 3, 7% sous les neufs premiers mois de 2013 contre 4, 3% pour l’ensemble du groupe. Au Cameroun, Orange pourrait être inquiété avec l’arrivée d’un troisième opérateur de téléphonie mobile en 2014. Pour tirer son épingle du jeu, l’entreprise française devrait satisfaire ses consommateurs en baissant pas exemple les coûts des appels, Internet et SMS et en arrosant entièrement le pays.

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