Le 16 avril 2026, Issa Tchiroma Bakary, se réclamant du titre de président élu de la République, a signé le Décret N° 002/2026/SG-PER portant nomination des coordinateurs généraux et coordinateurs pays de la diaspora camerounaise à travers le monde. Un acte présenté comme une étape clé dans sa stratégie de mobilisation internationale.
Un décret, des noms, une ambition mondiale
Le document, signé et publié en procédure d’urgence en français et en anglais, nomme des responsables dans 6 grandes zones géographiques : Afrique, Amérique du Nord, Amérique latine, Asie, Europe, Moyen-Orient et Maghreb — ainsi qu’en Océanie.
Au total, ce sont plus de 25 coordinateurs pays et régionaux qui sont désignés, couvrant des territoires aussi variés que la France, les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud, le Brésil, l’Australie ou encore les pays scandinaves.
Trois coordinateurs généraux sont également nommés au sommet de cette structure :
- Robert Wanto, chargé de la médiation et de la mobilisation
- Collins Nana, chargé de la liaison, du suivi et de l’évaluation
- Émilie Roast, coordinatrice générale chargée de la mobilisation des femmes et de la communication médias
Parmi les noms notables figurent Dr Calvin Fankem (Canada I), Mme Micheline Ewang (USA I), Mme Madeleine Lamy (France I) ou encore Mr Roger Fokou (Royaume-Uni I).
Selon Issa Tchiroma Bakary, ce décret vise à « redynamiser la mobilisation diasporique à travers le monde, dans une optique de reconstruction nationale » — en référence directe à ce qu’il appelle la volonté populaire exprimée le 12 octobre 2025.
Un acte politique à la portée symbolique forte
Ce décret intervient dans un contexte particulier. Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre de la Communication sous Paul Biya, s’est repositionné comme figure d’opposition et revendique une légitimité élective que le pouvoir en place conteste formellement.
En structurant une représentation diasporique aussi détaillée — pays par pays, continent par continent — il envoie un signal clair : celui d’une organisation qui se dote d’une infrastructure politique sérieuse, au-delà des frontières camerounaises.
La diaspora camerounaise, estimée à plusieurs centaines de milliers de personnes réparties sur les cinq continents, représente un levier d’influence, de financement et de communication considérable dans les dynamiques politiques du pays.
Si ce réseau se structure réellement, il pourrait peser dans les mois à venir — notamment à l’approche des prochaines échéances politiques au Cameroun.
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Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.
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