Suisse: Sepp Blatter rempile pour 4 ans à la tête de la Fifa après le retrait de la candidature du prince Ali

Après avoir défendu sa candidature face à un Suisse sur lequel planait le spectre du scandale de corruption au sein de l’instance mondiale du football, les deux hommes n’avaient pas réussi à se départager au premier tour.
Pointé du doigt dans le scandale de corruption qui a ébranlé la Fifa en milieu de semaine, conspué, appelé à démissionner par Michel Platini, Sepp Blatter reste contre vents et marées à la tête du paquebot Fifa. Vendredi à Zurich, le Suisse a rempilé pour un cinquième mandat à la tête de la plus haute instance du football mondiale, poings serrés et sourire barrant le visage, survivant de deux jours de tempête.
Malgré les scandales, les remous qui accompagnent toutes ses élections depuis 1998, Blatter est donc bel et bien incoulable. Le prince Ali avait pourtant joué son va-tout devant les 209 représentants des fédérations, prônant une Fifa irréprochable et défendant bec et ongles sa candidature. Et pour la première fois, le Suisse avait échoué à remonter sur son trône dès le premier tour : 133 voix contre 73, sept petites voix manquantes sur 209 exprimés (206 prises en compte) pour s’éviter l’affront d’un second tour. Mais, il n’y en aura point, le prince Ali préférant jeter l’éponge et laisser le fauteuil à son adversaire.
Blatter promet « une Fifa forte »
Dans son discours post-élection, c’est un Blatter « de bonne humeur » qui a tenu à remercier ceux qui lui avaient renouvelé leur confiance, reconnaissant avoir été « un peu nerveux » avant le vote ». Il a néanmoins dû essuyer de nombreux sifflets à sa prise de parole. Ses premiers mots ont été également à destination des « petites » fédérations auxquelles il a promis une meilleure représentation au sein de la FIFA.
A 79 ans, l’ancien patron de l’UEFA n’est pas sûr d’aller au bout de son mandat. Beaucoup lui prédisent un mandat écourté. Il entend néanmoins laisser « une Fifa plus forte ». « Nous devons ramener la Fifa où elle doit être et je promets de donner à mon successeur une Fifa plus forte », a-t-il déclaré alors que le spectre de la corruption a largement plané sur ce congrès avec une large partie du bureau exécutif décimé.

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