Sommet de l'Elysé Chantal Biya s'engage dans la lutte contre les Violences s**e*xuelles faites aux femmes

C’est au terme d’une réunion de mobilisation des premières dames tenue à Paris vendredi dernier, sous l’égide de Valérie Trierweiler, compagne du chef de l’Etat français.
Mme Chantal Biya et quinze autres premières dames du continent ont pris part, vendredi 6 décembre dernier, à une réunion de mobilisation contre les violences s*e*xuelles faites aux femmes dans les conflits. Organisée en marge du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, la rencontre tenue au Musée d’Orsay était présidée par Mme Valérie Trierweiler. Question pour la première dame française de mettre en lumière le drame que subissent de milliers de femmes à travers le monde. « Notre objectif est de rompre le silence, de mobiliser les énergies. A plusieurs, nous serons plus fortes. Ensemble, nous pourrons mieux faire entendre notre revendication, nous porterons haut et fort notre combat », précise-t-elle d’entrée de jeu. Juste après la diffusion du message télévisé de François Hollande, président français, témoignant de son engagement et de sa solidarité aux participantes.

Après cette partie protocolaire consacrée aux discours dont celui de la représentante spéciale du SG de l’Onu, chargée de la question des violences s*e*xuelles commises en période conflit, Zainab Hawa Bangura, l’assemblée rentre dans le vif du sujet. Avec la projection de « Silence, on viole… », court-métrage de la Camerounaise Osvalde Lewat sur les violences s*e*xuelles en RDC. Les premières dames découvrent atterrées l’horreur. Des générations de femmes et d’enfants, dont une fillette de 18 mois, violées, traumatisées, détruites à vie. Les images sont dures, insupportables. Extrêmement touchée, Mme Chantal Biya ne peut cacher son émotion. Le témoignage d’Hélène Vougbo, grand-mère centrafricaine violentée récemment, achève de briser les âmes sensibles. Résolution est prise dans les débats qui s’ensuivent de se dresser contre ces exactions.

En paraphant l’ « Appel pour l’événement Femmes, paix et sécurité », document sanctionnant la rencontre, Mme Chantal Biya a joint sa voix à ses homologues pour sensibiliser l’opinion publique quant à ces crimes effroyables. Elle s’est également engagée, entre autres, à œuvrer pour leur prévention et à offrir un meilleur soutien aux victimes. Par cette mobilisation, les premières dames entendent que la dignité de ces infortunées soit reconnue, leurs droits affirmés et surtout leurs bourreaux jugés. C’est sur cette note d’espoir que la rencontre s’est terminée. La première dame camerounaise y était assistée par Mme Hadjadj, épouse de l’ancien ambassadeur de l’Unesco au Cameroun.

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