Accompagner la réforme du secteur de l’électricité au Cameroun et garantir l’opérationnalisation de la Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL).
Voilà en quoi se résume la mission des experts des consortiums CPCS-Eia Grid International-Jing & Partners et RTE International, retenus par appels d’offres internationaux. 237online.com Ils ont effectivement démarré leur mission mardi dernier à Yaoundé, par un atelier de lancement présidé par le ministre de l’Eau et de l’Energie (MINEE), Basile Atangana Kouna. Concrètement, la RTE International – PriseWaterhouse Coopers – Nodalis va se déployer sur le terrain avec les experts d’ENEO, ARSEL, EDC, etc., pour définir qu’est-ce qu’il y a à faire. La mission consiste premièrement à la séparation comptable des activités de transport au sein d’ENEO et dans une seconde étape, au transfert de celles-ci à la SONATREL, sans exclure les activités intermédiaires. « L’opérationnalisation de la SONATREL peut se faire assez rapidement, parce que nous avons eu à faire exactement la même opération dans les années 1999-2000 en France. On va donc mettre cette expérience au service du Cameroun », assure Frank Moskovakis, représentant de ce consortium. A sa suite, Jean-François Arsenault de la CPCS- Eia indique que leur mission porte sur la réorganisation du secteur de l’électricité. C’est-à-dire la mise en place des grands principes qui vont ensuite guider l’opérationnalisation de la SONATREL, tant au niveau tarifaire qu’au niveau organisationnel et juridique. « Concrètement, on va préparer les grands principes tarifaires, qui vont ensuite être transformés en tarifs effectifs. On va préparer la structure institutionnelle, c’est-à-dire qui fait quoi ? Qui paie qui ? Il faudra aussi revoir la loi, revoir les décrets de création de la SONATREL pour s’assurer que le coté juridique est en phase avec l’opérationnalisation ». Pour sa part, le MINEE assure que « les enjeux de la réforme sont énormes et donc, les précautions à prendre doivent être conséquentes ». Il salue particulièrement l’accompagnement de la Banque mondiale (BM) dans cette démarche. 237online.com Elle qui a déjà accordé au gouvernement un fonds de préparation du projet, lequel a servi au recrutement des deux consultants qui démarrent leur mission au Cameroun. Parallèlement, l’institution prépare des études de faisabilité et des documents d’appels d’offres. L’objectif est que dès 2017, on soit dans une phase de mise en œuvre .
Ils ont dit…
Stephan Garnier, représentant de la Banque mondiale: « Il est question d’accompagner le gouvernement »
« La Banque mondiale est engagée depuis longtemps avec le gouvernement du Cameroun dans le processus de réforme du secteur de l’énergie électrique. Ça devrait se concrétiser par un financement qu’on va présenter à notre conseil d’administration au début du mois de novembre. Il est question d’accompagner le gouvernement sur deux grands aspects : l’opérationnalisation de la SONATREL avec un financement d’accompagnement de la réforme et la deuxième partie qui porte sur la remise à niveau des réseaux de transport électriques. Il s’agit cette fois d’un financement d’infrastructures, d’une enveloppe d’environ 300 millions de dollars US (150 milliards de F). Ce sont deux composantes parallèles, l’une visant à accompagner la réforme et l’autre la mise à niveau des infrastructures. »
Mbemi Nyaknga, directeur généralde la SONATREL: « Nous travaillons à notre opérationnalisation »
« La SONATREL existe déjà dans les textes. Maintenant, il reste à l’opérationnaliser. Et c’est ce que le management de cette société est en train de faire depuis le mois de février. Nous sommes en train de mettre sur pied de manière juridique cette société, qui doit être constituée après la libéralisation du capital et la désignation du commissaire aux comptes. Le processus est déjà enclenché et nous y parviendrons incessamment. Mais pour l’instant, nous sommes en train de préparer les textes, notamment l’organigramme, le budget primitif et le plan d’actions. Des consultants ont été recrutés par appel d’offres international pour partager avec nous leur expertise pour nous permettre d’être opérationnel et d’assumer nos responsabilités dans le transport de l’électricité au Cameroun. »
Félicité BAHANE N.





