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L'ouverture sur le Cameroun

Recrutement dans l'armée : la ruée pour les certificats de diplômes

Dans les ministères en charge de l??éducation, comme dans les services du gouverneur du Centre, l??affluence pour le retrait ou la certification des diplômes n??en finit pas. Le soleil est ardent et la foule immense. La circulation est difficile, autant pour les automobilistes que pour les piétons. A cette entrée, commune aux ministères des Enseignements secondaires et

de l??Education de base, les gens commencent à se serrer. Il est 11 h, le portail va s??ouvrir. Enfin ! D??ailleurs, le portier s??avance déjà. « Mettez-vous dans les rangs !», lance-t-il. Mais à peine a-t-il ôté les verrous que les deux volets du portail s??envolent. Et c??est le sprint. Certains foncent vers le Minesec, d??autres vers le Minedub. Filles comme garçons, chacun veut être en tête de file. « Ils arrêtent à 15 h. Celui qui n??a pas déposé son dossier avant sera obligé de revenir demain», raconte une jeune dame, exténuée. En fait, tout ce beau monde est là pour le dépôt ou le retrait des attestations de réussite aux examens (CEP, First Leaving School, BEPC et CAP). «Une chance qu??on ait repoussé la date du concours de l??armée. ??a fait une semaine que j??attends mon attestation», se plaint un autre. Dans les couloirs du Minesec, difficile de circuler. Assis à même le sol, un groupe de jeunes filles s??attelle à remplir des fiches. D??autres attendent devant des bureaux. A tous les niveaux, ça grouille de monde. Le rang va jusqu??à la direction des Examens et concours et certifications. Le directeur, Jean Rouly Mbila explique : « Il y a 13 ans qu??on n??a plus délivré de diplômes et les attestations de réussite ne sont délivrées qu??à la demande. Mais les gens ne les sollicitent qu??en cas de nécessité. D??où l??affluence. Autre chose, la demande est très forte par rapport au personnel. C??est la même équipe qui reçoit les usagers et qui traite les dossiers. On en reçoit plus de 1.000 par jour », dit-il. De plus, le numérique est récent dans le système. « Parfois il faut fouiller les archives et ça nécessite plus de temps». Du côté du Minedub, une réunion s??y tient depuis hier, question de trouver une meilleure approche au problème. En attendant, les rejets sont abondants. Selon J. R. Mbila, « dès qu??une erreur est signalée, le dossier est rejeté. Beaucoup ont, par exemple, oublié leur centre d??examen, la date de réussite ou l??âge qui correspond au diplôme. Tant ils ont changé d??acte de naissance». Dans les services du gouverneur du Centre, ou l??on délivre les attestations de présentation de l??original du diplôme, l??affluence est tout aussi grande. Au service du courrier, où se déroulent les opérations, deux policiers sont postés à l??entrée. Mais ça bouscule. Et pourtant, selon Paul Meyo, 3e adjoint au préfet du Mfoundi, « lorsque le préfet est en place, c??est une question d??heure. » Ce responsable explique aussi qu??ils sont sans cesse confrontés aux faux diplômes. Lesquels sont confisqués et les faussaires directement traduits en justice.
Félicité BAHANE N., CT

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