Politique

Question aux présidentiables, pouvoir et clause anti franc-maçonnerie

Les francs-maçons ont décidé de faire la guerre au gouvernement en formation du Premier ministre Italien Giuseppe Conte, et pour cause ; une clause anti-franc-maçon est insérée dans le code éthique de sa formation politique.
Cette décision courageuse et salutaire du peuple Italien via les dirigeants qu’ils ont souverainement élus, peut-elle inspirer les potentiels candidats à l’élection présidentielle camerounaise à venir ?
L’élite franc-maçonnique pourrait avoir raison de dire que cette exclusion est inconstitutionnelle, car plusieurs principes constitutionnels, celui de l’égalité notamment, pourrait invalider une telle clause, mais le débat n’est pas tant juridique que sociétal, la véritable question est : les Camerounais veulent-ils que les loges et les lobbies obscurs continuent de faire et défaire les destins dans leur pays ?
Sans vouloir faire le procès des loges maçonniques, quel est leur bilan depuis plus de cinquante ans dans notre pays, comme l’avait souvent martelé notre regretté compatriote Ateba Eyene !
Le débat actuel sur le néo-colonialisme, le néo-patrimonialisme, la sortie de la zone- franc etc. ne peut aboutir aux desiderata du peuple que si les tenants du pouvoir ne sont plus assujettis aux loges, car tout se décide dans les loges, ces « grands éclairés » !

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Les loges n’ont pas développé notre pays, et il est temps de déloger les loges. Les candidats actuels ne nous disent pas quelle est leur opinion sur ce sujet ô combien actuel au Cameroun.
Tout candidat qui ne se prononce pas sur ce sujet en commençant par le candidat naturel du RDPC au pouvoir, le peuple pourra inférer que ce candidat continuera à privilégier les fraters, continuera de faire de l’appartenance ou non à la loge une espèce d’ascenseur social.
Sur le plan juridique, afin d’éviter toute question constitutionnelle devant les tribunaux, motif pris de l’inconstitutionnalité de la clause anti-franc-maçon, on pourrait tout simplement avoir une loi non écrite, une sorte de coutume, et les candidats s’engageraient ou non à respecter cette coutume selon laquelle, dorénavant, les francs-maçons et assimilés ne seront plus nommés, ni au gouvernement, ni aux postes assimilés.
Que l’Éternel bénisse le Cameroun et le débarrasse des forces du mal tapies dans l’ombre.

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Me Hervé NDEDI PENDA,
Avocat Au Barreau Du Cameroun Et Du Québec

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