Une déviation ouverte qui permet déjà le passage de véhicules tout terrain légers. Un revêtement de la chaussée en gravier prévu pour être fait dans les trois jours, dans l??espoir qu??il pleuve moins, de manière à rouvrir la circulation à tout type d??automobiles. Des travaux engagés pour rétablir définitivement, en moins de deux semaines, la chaussée sur la partie longue de cinq mètres et profonde de plus de dix mètres qui s??est effondrée. Des études de terrain
entamées par le Laboratoire national de Génie civil, en vue de sécuriser les constructions et de préserver la sécurité des populations dans la ville de Bamenda?? Voilà, en quelques clichés, les mesures engagées par le gouvernement, suite à l??effondrement de la chaussée à Ak*um sur la route bitumée reliant Bafoussam à Bamenda et à des éboulements ayant provoqué la mort d??un enfant dans le chef-lieu de la région du Nord-Ouest. Une réaction prompte dans le cadre d??une descente sur le terrain d??une délégation conduite par Clobert Tchatat, ministre du Développement urbain et de l??Habitat et comprenant Hans Nyetam Nyetam, secrétaire d??Etat aux Travaux publics. Une action rapide sur un dossier que, de bonne source, le président Paul Biya suit attentivement et sur lequel on aurait pu prendre au mot, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemeon Yang. Depuis quarante jours qu??il siège à l??«Immeuble étoile », celui-ci a, en effet, placé son action sur la culture du résultat et accessoirement, la lutte contre l??inertie, à travers son outil de prédilection, la feuille de route. Le sinistre d??Ak*um se présente ainsi comme un cas d??école, une aune à laquelle se jauge la capacité de réaction du gouvernement, après les déclarations d??intention de ces derniers temps. Si dans moins de deux semaines la route est effectivement rétablie, après la déviation ainsi ouverte, l??équipe Yang aura gagné un gage de crédibilité, lorsqu??on connaît les procédures habituelles qui alourdissent la passation des marchés. De grands espoirs pourraient ainsi se confirmer sur le terrain de l??amélioration de l??offre d??énergie et de la production agricole, des priorités fixées par le Premier ministre, en début juillet, dans un échéancier de six mois. En soi, le sinistre d??Ak*um appelait une solution d??urgence. Des pénuries commencent à se faire sentir sur toute la région du Nord-Ouest qui, depuis quatre jours, était ainsi coupée du reste du pays. De la même manière que fut isolée le Sud-Ouest en juillet 2004, après l??affaissement du pont sur le Moungo ou comme chaque fois qu??un déraillement sérieux sur le Transcamerounais freine les échanges entre les parties septentrionale et méridionale du pays. Des sinistres qui, chaque fois qu??ils se produisent, font resurgir la question de la délicatesse et de l??entretien de notre réseau de communications terrestre et pour laquelle l??on pourrait espérer des stratégies plus efficientes.
MONDA BAKOA, Cameroon Tribune
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