Présidentielle tchadienne: Forte affluence dans les bureaux de vote

Les bureaux de vote étaient pris d’assaut hier dès les premières heures de la matinée. Environ six millions d’électeurs étaient attendus aux urnes pour aller choisir qui d’Idriss Deby Itno ou des douze autres prétendants, dirigera le Tchad au cours des cinq prochaines années.
Dans l’ensemble, les opérations de vote se sont déroulées sans incidents majeurs. 237online.com Les débordements tant redoutés après deux semaines de campagne électorale particulièrement tendues ont été évités. Aussi bien à N’Djamena que dans d’autres localités du pays, les forces de sécurité, mobilisées en masse, veillaient au grain pour le bon déroulement des opérations. A Moursal, quartier populaire de N’Djamena, réputé frondeur et hostile au régime en place, le vote s’est tenu dans le calme. Afin d’éviter les fraudes, un système biométrique a été mis en place par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Vote à Bulletin unique, la photo, le nom et le symbole du parti de chaque candidat figuraient sur une grande feuille. Le président sortant a accompli son devoir civique dans la capitale au bureau de Njanban Ngato. Le candidat du Mouvement patriotique du salut (MPS) qui a promis à ses compatriotes l’émergence du Tchad au prochain mandat, a invité ses rivaux au sortir du bureau de vote à accepter le verdict des urnes.
«Le grand jour est arrivé. 237online.comLe Tchad doit sortir grandi de cette élection. La classe politique doit accepter avec sincérité les résultats des urnes qui sont le choix du peuple», a lancé Idriss Deby Itno. Saleh Kebzabo, son principal concurrent et chef de file de l’opposition, entend, pour sa part, «promouvoir l’unité nationale et l’éducation». Au cours de son dernier meeting vendredi dernier à N’Djamena sur la place de la Nation située en face du palais présidentiel, le candidat de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNIR), a promis aux Tchadiens «d’entrer dès dimanche minuit dans le palais rose». L’ancien Premier ministre, Joseph Djimrangar Dadnadji veut, quant à lui, mettre un terme à la «patrimonialité du pouvoir». A la CENI, l’on annonce les premiers résultats dans une quinzaine de jours.

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