Le gouvernement camerounais a annoncé le déblocage de 17,8 milliards de francs CFA dans le cadre du Programme de réhabilitation de l’état-civil (PRE2C) au moment où des chiffres officiels révèlent que 30 pour cent des enfants au Cameroun ne possèdent pas d’acte de naissance.[pagebreak]Ce programme lancé en 2007 bénéficie de l’appui technique de la France, dont la participation représente 47 pour cent de l’enveloppe globale de l’opération.
Sur une population de 22 millions d’habitants, 9 à 11 millions d’actes de naissance sont de faux documents d’où la décision des pouvoirs publics d’en apporter des innovations avec notamment la création du Bureau national de l’état-civil (BUNEC).
La réforme en cours d’après le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MINATD) qui pilote le projet, devrait permettre entre autres, la collecte des informations permettant l’actualisation de la cartographie, l’amélioration du taux d’enregistrement des actes d’état-civil : actes de naissances, de mariages et de décès.
L’autre volet de l’opération concerne l’amélioration du service rendu aux usagers, l’amélioration de la fiabilité et de la sécurité des actes d’état-civil et la constitution d’un fichier national informatisé de l’état-civil.
D’après des données actuelles, le Cameroun compte 2649 centres d’état-civil, dont 374 centres au sein des communes, 45 centres principaux au sein des missions diplomatiques et 2230 centres d’état-civil secondaires.





