Economie

Port Autonome de Douala : licenciement sous fond de roublardise et clientélisme à ciel ouvert

L’on se souvient qu’en décembre 2019, le Port Autonome de Douala ou alors ceux qui en ont la charge, avait décidé de réquisitionner le personnel de DIT, avec qui elle était « en rupture de ban », au bénéfice de la Régie du Terminal à Conteneur (RTC), une structure nouvellement créée, pour la gestion du Terminal à Conteneur.

Il se trouve aujourd’hui que ces braves camerounais, qui par patriotisme ont opté pour la réquisition alors qu’ils auraient pu faire autrement, ont été abusivement licenciés, après un an de bon et loyaux service, sans aucune forme de procès. La missive du DG de ladite institution ne laisse aucun doute sur ses allégations : « … Conformément à l’article 8 de la Décision portant ordre de réquisition susvisée, la Régie du Terminal à Conteneur du Port de Douala-Bonabéri, vous a régulièrement indemnisé en payant les salaires et avantages auxquels vous aviez droit pendant la durée de votre réquisition… »

Pourtant une note de la direction déléguée informait les employés requis que la reconduction des réquisitions en fin d’année 2020 serait fonction d’une évaluation des performances, en fonction d’un certains nombres de critères bien définis. A travers la requête adressée au DG du PAD, le 4 janvier dernier, il apparaît clairement que les victimes de Cyrus Ngo’o ont été plus que performantes. Ces employés, non seulement ont obtenu de très bonne note, mais également n’ont fait en un an de réquisition, l’objet d’aucune sanction.

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Malheureusement, et alors que tout concourait à la reconduction de leur réquisition, ils ont été surpris de se voir notifier leurs levées de réquisitions le 31 décembre 2020. Même ceux d’entre eux qui jouissent du statut de Délégué du personnel, n’ont pas échappé à l’incurie, ce au grand mépris de la législation. Paradoxalement, certains réquisitionnés, à cause de leur proximité géographique avec les décideurs, ont été maintenus alors qu’ils étaient sous le coup de multiples sanctions à la fois disciplinaires et techniques.

Comble de la forfaiture et de l’imposture, pendant que le RTC est en train de se départir d’une cinquantaine des réquisitionné, de surcroît bien qualifiés et rompu à la tâche, qui ont été utilisés comme le papier hygiénique après usage, il recrute au même moment 140 novices. Certainement des frères du village et amis, qui viendront tous apprendre sur le terrain. Peu importe si l’entreprise va à vau-l’eau.

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