La Chine a fait part mardi de sa « profonde inquiétude » après la disparition de dix travailleurs chinois dans le nord du Cameroun, probablement enlevés par des islamistes de la secte Boko Haram venus du Nigeria.[pagebreak]Lors d’une attaque vendredi non loin de la ville de Waza, à 20 km de la frontière nigériane, un soldat camerounais a été tué. (voir )
« Nous sommes en contact permanent avec les gouvernements du Cameroun et d’autres Etats concernés », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei.
« Nous demandons à ces pays d’assurer au mieux la sécurité des entreprises chinoises dans la région et de renforcer les mesures de protection », a-t-il ajouté.
L’ambassade de Chine au Cameroun a annoncé qu’un travailleur chinois avait été blessé par balles à l’épaule et au ventre dans l’attaque et qu’on était sans nouvelles de dix autres, probablement pris en otages, a rapporté dimanche l’agence de presse Chine nouvelle.
Dix véhicules appartenant à la compagnie publique chinoise Sinohydro, qui entretient des routes au Cameroun, ont été pris par les assaillants, a précisé l’agence. (Sui-Lee Wee; Guy Kerivel pour le service français)
Pékin inquiet pour les dix Chinois enlevés dans le nord du Cameroun





