Politique

Obsèques du Maréchal Idriss Déby Itno : L’hommage du Cameroun

Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a représenté le président de la République vendredi dernier aux obsèques du président tchadien à N’Djamena.

Il était un peu plus de 12 h 30 mn vendredi dernier à la mythique Place de la Nation de N’Djamena lorsque le cercueil contenant la dépouille du maréchal Idriss Deby Itno a été officiellement remis à sa famille pour son inhumation dans son village natal à Amdjarass, dans l’extrême-est du pays. Epilogue de plus de trois heures de cérémonie sous un soleil caniculaire, soit près de 45°, qui n’a pourtant pas découragé les quelque 5000 Tchadiens de toutes les classes sociales qui se sont donné rendez-vous à cet endroit, certains ayant choisi de suivre la cérémonie, assis à même l’asphalte. Une cérémonie en trois principales articulations dont celle consacrée à l’hommage des délégations étrangères, très nombreuses qui ont choisi de dire un dernier adieu à celui que les uns et les autres ont salué pour son œuvre pour la stabilité de son pays et même au-delà. En bonne place parmi ces délégations, celle représentant le président de la République, Paul Biya, et conduite par le ministre délégué à la présidence, chargé de la Défense.

C’est ainsi qu’au nom du chef de l’Etat, Joseph Beti Assomo a déposé l’imposante gerbe de fleurs du couple présidentiel camerounais, avant de s’incliner devant le cercueil du président de la République du Tchad, décédé le 20 avril dernier à la suite de ses blessures au front. Un geste qui venait, une fois encore traduire la qualité des relations entre le président de la République et son homologue tchadien, et singulièrement entre le Tchad et le Cameroun, deux pays partageant beaucoup de choses en commun, à l’instar de la lutte contre le terrorisme et la préservation de l’intégrité de leurs territoires respectifs.

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Des liens séculaires qui ont encore été traduits par l’entretien accordé jeudi dernier au Palais rose, la présidence de la République, peu après l’arrivée de la délégation camerounaise à N’Djamena par le président du Conseil militaire de la transition (CMT), l’instance qui dirige désormais le Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno à qui il a remis un pli fermé du président Paul Biya. Occasion pour l’émissaire du président de la République de rappeler l’étroitesse des relations qui unissent ces deux pays frères de la sous-région d’Afrique centrale.

Sur les autres articulations de la cérémonie de samedi dernier, il faut retenir, outre les 21 coups de canon pour saluer la mémoire de l’illustre disparu, les discours. S’il y en a eu une dizaine, on peut retenir ceux de son fils Abdel Karim Idriss Deby qui a salué la mémoire d’un père « hors du commun, attachant et exigeant », mais surtout un homme d’Etat « marqué du sens du patriotisme » et qui a aimé son pays et ses concitoyens « plus que lui-même».

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La voix cassée par l’émotion, la veuve Hinda Deby Itno a évoqué la mémoire d’un homme qui a fait de la lutte pour la parité homme-femme, sa priorité. « Les femmes tchadiennes ont aujourd’hui perdu leur premier avocatdéfenseur » avant de révéler que « l’image du Maréchal du Tchad faisait corps avec son peuple ». Au nom de ses pairs du continent, le président de la République démocratique du Congo, président en exercice de l’Union africaine, Etienne Tshisekedi a indiqué que le décès brutal du président Idriss Deby Itno « devrait servir de catalyseur de l’union du peuple tchadien», non sans promettre l’accompagnement de l’Union africaine à la période de transition qui est en train de commencer dans ce pays. Des obsèques qui marquaient la fin d’une ère, et l’ouverture de la période de transition qui devra durer 18 mois.

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