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L'ouverture sur le Cameroun

Nkili Robert marque des points à Douala

Après le «tour du propriétaire», le ministre des Transports rentre à Yaoundé avec un lot de doléances dans sa besace et des promesses faites pour l??amélioration des conditions de travail.Depuis sa nomination le 9 décembre dernier, c??est la première fois que Robert Nkili dépose ses valises à Douala. Comme ministre des Transports, il est venu «toucher du doigt les réalités» d??un terrain qu??il connaît déjà. Moins qu??un membre du gouvernement soucieux des conditions de vie des populations,

c??est plutôt sous la double casquette d??explorateur que le papa du «dialogue social» a effectué sa visite dite de travail dans la zone côtière nord du Cameroun.Du port autonome au Conseil national des chargeurs du Cameroun (Cncc) en passant par le yard de Limbe, l??aéroport international, l??Asecna, le Bgft, la Camrail, les syndicats des transporteurs, la Socatur, le Chantier naval, la direction de la météorologie, Camair-co ??, le ministre des Transports a rassuré les chefs d??entreprises sur sa bonne volonté de donner un nouveau souffle à la fois sécuritaire et humanitaire au secteur des transports en proie aux accidents de circulation et de travail.En promettant un radar à l??Asecna, une issue favorable à la revendication des marins grévistes, de nouvelles mesures sécuritaires pour le domaine aéroportuaire et autres, Robert Nkili a frappé du poing sur la table. «Je suis venu non pas pour échanger, mais pour décider. Ne nous voilons pas les yeux, il y a des problèmes ici au port», problèmes liés à la sécurité, au dragage, au balisage, aux rapports avec d??autres partenaires (Camrail, Dit, etc.), à la situation du quai, entre autres. Les surcoûts et la gouvernance causent aussi quelques soucis. Il faut les examiner en détail. Je veillerai aux résultats».Qu??est-ce qui fait courir le ministre des Transports? Le témoignage d??un responsable de la délégation régionale des Transports-Littoral. «C??est très normal qu??un membre du gouvernement se déplace pour voir dans quelles conditions travaillent ses collaborateurs externes et tous les services placés sous son contrôle. La visite est ciblée car le ministre sait où est le problème. Il est venu percer l??abcès pour éviter l??infection générale».Ce que ne partage pas un cadre supérieur d??une entreprise parapublique visitée. «Chaque ministre veut marquer son territoire pour rappeler aux chefs d??entreprise qui commande. A chaque étape, il a droit à une reconnaissance de la société visitée. C??est une visite qui ne nous apporte rien, au contraire elle appauvri la société qui prend en charge le ministre qui a déjà ses astronomiques frais de missions. Il sait bien ce qu??il cherche lorsqu??il vient en entreprise». En attendant les retombées de ce bref long séjour dans la zone littorale, les chefs d??entreprises habitués au langage démagogique des membres du gouvernement attendent la matérialisation des grandes réalisations et promesses annoncées par le ministre des Transports.

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