Les échauffourées entre les jeunes recrues de l??armée et les policiers de l??Esir ont déjà fait deux morts et une dizaine de blessés.
Le bilan des rixes sanglantes entre éléments des forces de défense et de sécurité dans la nuit de dimanche à lundi fait état de deux morts dont un militaire et une jeune fille de 15 ans atteinte par une balle perdue ainsi que plusieurs autres victimes collatérales
Le week-end end qui s??achève à Ngaoundéré n??est pas près de s??éteindre dans la mémoire collective des populations. Des populations qui depuis vendredi dernier ont été tenues en haleine par des affrontements violents et meurtiers entre les éléments des équipes spéciales
d??intervention rapide (Esir) et des militaires en fin de formation au Centre d??instruction des forces armées nationales (Cifan) logé au 5ème secteur militaire de l??Adamaoua.
Les faits remontent à la nuit de samedi à dimanche derniers. Voulant faire appliquer la réglementation en vigueur relative à l??heure de fermeture des débits de boisson, une patrouille mobile des Essir débarque dans un bar dancing dénommée «Temple d??or» au lieu dit «Carrefour de la joie» au quartier Baladji 1. Le bar en question grouille de nouvelles recrues en civil et en fin de formation au Cifan. Un détail qu??ignore alors le commissaire principal Ali Oumarou qui dirige la patrouille. Selon un témoignage recueilli sur les lieux, «les policiers sont entrés dans le bar puis ils ont demandé d??arrêter la musique et de fermer. Les militaires sont intervenus pour refuser, c??est là que tout a dégénéré et une grande bagarre a éclaté entre eux. On a entendu des coups de feu. Les gens courraient dans tous les sens pour fuir et éviter les balles perdues». Cette nuit là, le bilan des affrontements sera d??au moins quatre blessés dans les rangs de la police. Coté militaire l??on annonce une probable revanche. L??alerte est donc donnée et tout le monde est sur le qui vive. Le soir, la patrouille mobile des Esir se déploie à nouveau au «Carrefour de la joie» pour «s??assurer de l??application effective de la réglementation relative de la fermeture à minuit des débits de boisson».
Sur place éclate une dispute entre deux hommes non identifiés au sujet de la fermeture d??un bar et du viol présumé d??une «fille de joie» par une nouvelle recrue. Le refus de la fille va alerter les éléments des Esir en patrouille dans le secteur, fait monter l??adrénaline d??un cran. L??atmosphère se crispe d??un coup, le souvenir de la bataille rangée de la veille est encore frais dans les esprits. Le militaire est sommé de laisser la «fille de joie» qu??il tient en respect. Celui-ci refuse de s??exécuter. Après de violentes joutes oratoires, raconte Karim, un témoin «la bagarre éclate et un gardien de la paix a dégainé son arme et a tiré à bout portant sur le militaire». La balle va traverser le thorax de l??infortuné avant d??aller terminer sa course folle dans le ventre d??une jeune fille de 15 ans qui vendait les bâtons de manioc et les mets de pistaches non loin de là.
Dans la foulée, éclate une bagarre gigantesque entre policiers et militaires. Les renforts sont appelés coté militaire pour inverser le rapport de force. Les casernes se vident. En quelques minutes, tous les principaux axes stratégiques de la ville de sont cernés et contrôlés par des militaires en furie.
Les échauffourées entre les jeunes recrues de l??armée et les policiers de l??Esir ont déjà fait deux morts et une dizaine de blessés.Le bilan des rixes sanglantes entre éléments des forces de défense et de sécurité dans la nuit de dimanche à lundi fait état de deux morts dont un militaire et une jeune fille de 15 ans atteinte par une balle perdue ainsi que plusieurs autres victimes collatéralesLe week-end end qui s??achève à Ngaoundéré n??est pas près de s??éteindre dans la mémoire collective des populations. Des populations qui depuis vendredi dernier ont été tenues en haleine par des affrontements violents et meurtiers entre les éléments des équipes spéciales d??intervention rapide (Esir) et des militaires en fin de formation au Centre d??instruction des forces armées nationales (Cifan) logé au 5ème secteur militaire de l??Adamaoua.
Les faits remontent à la nuit de samedi à dimanche derniers. Voulant faire appliquer la réglementation en vigueur relative à l??heure de fermeture des débits de boisson, une patrouille mobile des Essir débarque dans un bar dancing dénommée «Temple d??or» au lieu dit «Carrefour de la joie» au quartier Baladji 1. Le bar en question grouille de nouvelles recrues en civil et en fin de formation au Cifan. Un détail qu??ignore alors le commissaire principal Ali Oumarou qui dirige la patrouille. Selon un témoignage recueilli sur les lieux, «les policiers sont entrés dans le bar puis ils ont demandé d??arrêter la musique et de fermer. Les militaires sont intervenus pour refuser, c??est là que tout a dégénéré et une grande bagarre a éclaté entre eux. On a entendu des coups de feu. Les gens courraient dans tous les sens pour fuir et éviter les balles perdues». Cette nuit là, le bilan des affrontements sera d??au moins quatre blessés dans les rangs de la police. Coté militaire l??on annonce une probable revanche. L??alerte est donc donnée et tout le monde est sur le qui vive. Le soir, la patrouille mobile des Esir se déploie à nouveau au «Carrefour de la joie» pour «s??assurer de l??application effective de la réglementation relative de la fermeture à minuit des débits de boisson».
Sur place éclate une dispute entre deux hommes non identifiés au sujet de la fermeture d??un bar et du viol présumé d??une «fille de joie» par une nouvelle recrue. Le refus de la fille va alerter les éléments des Esir en patrouille dans le secteur, fait monter l??adrénaline d??un cran. L??atmosphère se crispe d??un coup, le souvenir de la bataille rangée de la veille est encore frais dans les esprits. Le militaire est sommé de laisser la «fille de joie» qu??il tient en respect. Celui-ci refuse de s??exécuter. Après de violentes joutes oratoires, raconte Karim, un témoin «la bagarre éclate et un gardien de la paix a dégainé son arme et a tiré à bout portant sur le militaire». La balle va traverser le thorax de l??infortuné avant d??aller terminer sa course folle dans le ventre d??une jeune fille de 15 ans qui vendait les bâtons de manioc et les mets de pistaches non loin de là. Dans la foulée, éclate une bagarre gigantesque entre policiers et militaires. Les renforts sont appelés coté militaire pour inverser le rapport de force. Les casernes se vident. En quelques minutes, tous les principaux axes stratégiques de la ville de sont cernés et contrôlés par des militaires en furie.
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