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Ndollè City : Impex Trading SARL répond aux accusations et apporte ses preuves

Droit de réponse Impex Trading SARL – projet Ndollè City Cameroun 2026

Suite à la publication de notre enquête sur le projet Ndollè City, la société Impex Trading SARL a formellement sollicité un droit de réponse, qualifiant notre article de « sabotage, calomnie et diffamation ». Conformément aux règles déontologiques qui régissent notre métier, 237online.com publie intégralement leur position. Sans filtre. Sans coupure. C’est leur parole. Le lecteur jugera.

« Nous avons respecté toutes les exigences de la BEAC »

Impex Trading SARL conteste frontalement le récit selon lequel le projet Ndollè City serait un montage frauduleux. La société affirme avoir satisfait, depuis le 6 janvier 2025, à l’ensemble des conditions de maturation financière imposées par la Banque Centrale. Elle cite trois lettres de référence précises : 027/D/SETRC du 6 janvier 2025, 1456/D/SETRC du 5 mai 2025, et 4375/SETRC du 24 novembre 2025 — trois correspondances officielles qui, selon elle, attestent d’un dialogue réglementaire suivi et structuré avec l’institution d’émission.

Le 14 janvier 2026, la société affirme avoir transmis à la BEAC, sous couvert de la Direction Nationale, un dossier de 500 pages. Ce dossier comprendrait, selon ses propres termes : la Très Haute instruction du Président de la République du Cameroun, des accords des administrations compétentes impliquant la Présidence, le MINEPAT, le MINFI, le MINREX, le MINDEF, le MINCAF et le MINTOUL, l’arrêté du Premier Ministre Chef du Gouvernement, des conventions tripartites avec le MINTOUL, l’API et le RDCIF, un plan de décaissement validé par un comité interministériel et un expert-comptable, les documents administratifs et financiers d’Impex Trading SARL et de ses partenaires — RCCM, PV, statuts, bilans, comptes certifiés, lettres de confort et de garantie — ainsi qu’un accord de couverture des risques d’investissement par un pool d’assureurs internationaux.

Sur les 10,7 milliards de dollars : « mobilisés sans la BEAC »

Sur la question du financement — le point le plus controversé — Impex Trading SARL apporte une précision importante. La société affirme n’avoir jamais sollicité de garantie intérieure ou extérieure auprès de la Banque Centrale. Les 10,7 milliards de dollars USD seraient mobilisés au sein d’un consortium de partenaires internationaux, sans participation de la Banque Centrale. Le rôle de la BEAC, précise-t-elle, « demeure celui d’encadrement réglementaire, auquel Impex Trading SARL se conforme pleinement. »

La société ajoute travailler en conformité avec plus de 5 300 entreprises internationales à travers plus de 100 pays et plusieurs juridictions, et invite la BEAC à prendre en considération l’ensemble du dossier transmis le 14 janvier 2026 pour fonder son évaluation sur « des informations complètes et conformes. »

Un cadre institutionnel revendiqué

Ce que le document d’Impex Trading SARL met le plus en avant, c’est la densité institutionnelle du projet. La société se présente comme Mandataire Exclusif du Programme World Dream Investment et Représentant exclusif du RD Congo Investment Fund S.A. (RDCIF). Elle revendique des conventions tripartites avec des ministères camerounais, un comité interministériel de Suivi Facilitation Accompagnement créé par Arrêté Primature N°0125/CAB/PM du 15/11/2024, et des banques partenaires nommément citées : BICEC Groupe BCP, Access Bank Cameroun, Bange Bank, Afriland First Bank Group, BC PME et Orange Money Cameroun.

Ce niveau de détail institutionnel est, reconnaissons-le, supérieur à ce que produisent la plupart des projets fantômes. Des noms. Des numéros d’arrêtés. Des références datées.

Ce que 237online.com observe, sans prendre parti

Publier un droit de réponse est une obligation déontologique. L’interpréter en est une autre.

Impex Trading SARL apporte des éléments nouveaux que notre première enquête n’avait pas. Des références précises. Des numéros de lettres administratives. Des noms de banques partenaires. Ces éléments méritent d’être vérifiés — et nous allons les vérifier.

Plusieurs questions restent ouvertes. Le dossier de 500 pages transmis à la BEAC a-t-il été examiné dans son intégralité par l’institution ? Les conventions tripartites avec le MINTOUL et l’API sont-elles consultables ? Les comptes certifiés d’Impex Trading SARL sont-ils accessibles au registre du commerce ? Les banques citées comme partenaires confirment-elles leur engagement ?

Ce ne sont pas des questions rhétoriques. Ce sont des vérifications que toute rédaction sérieuse doit conduire avant de trancher.

Impex Trading SARL a exercé son droit de réponse. Nous l’avons publié tel quel, sans en altérer le sens ni en couper les arguments. C’est la règle du jeu journalistique, et nous l’appliquons sans condition.

Ce qui reste vrai : ni notre rédaction, ni nos lecteurs, ni les potentiels investisseurs ne peuvent se contenter de documents présentés en conférence de presse ou dans un courrier de réponse. La vérité sur Ndollè City — dans un sens comme dans l’autre — se trouve dans des documents vérifiables, accessibles, et confirmés par des tiers indépendants.

Droit de réponse intégral reçu de Impex Trading SARL téléchargeable iciSeconde partie du document

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✍️ À propos de l'auteur
Laurent Diby
Laurent Diby

Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais.

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