Vingt-sept candidates, une couronne, et un dossier bien plus lourd qu’il n’y paraît. Maëllys Ngo Mboui, 19 ans, Franco Camerounaise originaire de la région du littoral dans l’arrondissement de Ngwei dans la Sanaga maritime, a été sacrée Miss Cameroun 2026 ce samedi 19 septembre au Palais des Congrès de Yaoundé. C’est la petite fille de l’ancien ministre de l’éducation nationale le Professeur Joseph Mboui, agrégé d’anthropologie, professeur hors échelle et député de la Sanaga maritime sur ses dernières années. Elle succède à Audrey Moutongo Black, qui n’occupait le trône que par accident, après une destitution retentissante en février dernier.
Une reine venue de la diaspora et un concours sous tension
Représentante de la diaspora France, Maëllys Ngo Mboui avait déjà été élue Miss Cameroun Diaspora France en mars. Elle porte aussi les couleurs du Nord-Ouest, sa région d’origine. Son profil détonne dans l’univers des concours de beauté: double licence en économie-gestion et mathématiques-informatique, un projet baptisé « Cameroonian Girls in STEM », et un hackathon organisé en janvier avec Amazon Web Services à Bamenda.
Le COMICA n’a pas communiqué les résultats chiffrés du vote au moment d’écrire ces lignes. On ne sait pas encore combien de voix ont fait la différence.
Cette édition portait un thème qui ne doit rien au hasard : la lutte contre la cybercriminalité. « Entre 2025 et début 2026, nous avons observé les fléaux réels des réseaux sociaux sur les vies des jeunes filles et des femmes », explique Kéza Towa, responsable communication du COMICA. Plusieurs candidates avaient bâti leur projet autour de ce thème, comme Samantha Fotsing avec « Cyber Save Africa ».
Une couronne qui porte encore les cicatrices de février
Difficile de ne pas y voir un lien direct avec l’affaire Josiane Harangada Golonga. L’ex-Miss Cameroun 2025 avait été destituée en février pour « manquements graves et répétés », avant de voir ses conversations privées publiées en ligne moins de 24 heures après. Une mise à nu numérique qui a transformé une simple crise institutionnelle en lynchage public.
Le COMICA a déjà traversé des destitutions, en 2002, 2009, 2016. Mais franchement, ce qui s’est joué en février a une autre gravité. C’est une violence qui laisse des traces, pas seulement une page tournée.
Maëllys Ngo Mboui hérite donc d’un mandat à double tranchant : représenter le Cameroun à l’international, tout en portant une parole crédible sur la cybercriminalité, dans une institution qui vient d’en subir les dégâts de plein fouet.
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Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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Maëlys n’est pas du nord-ouest du Cameroun, elle est de la région du littoral dans l’arrondissement de Ngwei dans la Sanaga maritime. C’est la petite fille de l’ancien ministre de l’éducation nationale le Professeur Joseph Mboui, agrégé d’anthropologie, professeur hors échelle et député de la Sanaga maritime sur ses dernières années.