Le MINAT interdit une fausse « ONU des droits de l’homme »

MINAT Paul Atanga Nji

MINAT interdit une association aux allures d’ONU, active depuis plusieurs mois au Cameroun. Le communiqué signé le 16 juillet 2026 par Paul Atanga Nji évoque des activités jugées illégales sur l’ensemble du territoire. Dans une rédaction à Yaoundé, la réaction fuse, presque instinctive : « Donc chacun peut créer sa propre ONU ici maintenant ? ». La question fait sourire, mais elle dit quelque chose de plus sérieux.

Une organisation aux titres… pour le moins surprenants

Le ministère de l’Administration territoriale vise une structure au nom long, « Nations Unies des Droits de l’Homme/Police d’Intervention Générale ». Rien que ça. Elle serait dirigée par un certain MEHOUNE NKONO Honoré, qui se présente avec une série de titres impressionnants, Vice Haut-Commissaire Général, Officier Général des Droits de l’Homme, Ambassadeur pour la Paix.

Le document officiel parle d’activités illégales constatées « depuis un certain temps », sans donner de date précise. Mais le cœur du problème est ailleurs. L’association utilisait des codes visuels, des grades et même des uniformes proches de ceux des Nations Unies ou des forces de sécurité camerounaises.

Le signal est clair. L’État ne veut pas laisser prospérer ce type de confusion, jugée dangereuse pour les populations.

Deux mesures ont été prises. D’abord le retrait du récépissé de déclaration numéro 081 délivré dans la Mefou-et-Afamba. Ensuite, l’interdiction totale des activités sur toute l’étendue du territoire national.

Derrière l’interdiction, une inquiétude plus large

Mais cette affaire dépasse le cas d’une seule association. Elle remet sur la table un problème bien connu dans les administrations locales, le contrôle réel des organisations déclarées.

Le truc, c’est que beaucoup d’associations naissent avec des noms qui prêtent à confusion, parfois volontairement. Et quand elles commencent à porter des uniformes ou à s’attribuer des grades, la frontière devient floue pour les citoyens.

Le MINAT demande d’ailleurs aux préfets d’être plus vigilants, en rejetant systématiquement les dossiers dont les noms ressemblent à ceux d’institutions reconnues. Une consigne ferme, mais qui arrive après coup. On ne sait pas encore combien de structures similaires existent ailleurs, ni si d’autres dossiers sont en cours d’examen.

C’est un rappel à l’ordre, oui, mais aussi un aveu implicite. Le filtrage en amont n’a pas toujours fonctionné comme prévu.

Ne manquez aucune actualite !

Google Suivez-nous sur Google Actualites

Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop

✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

📰 Voir tous ses articles →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *