Economie

Marchés publics : Neuf prestataires sur 10 sont des escrocs

89% sont des prestataires véreux Marches publics. Le syndicat national des prestataires des marchés publics (Sypremap) a organisé, le 29 avril dernier à Yaoundé, un atelier de travail afin d’inculquer les bonnes pratiques dans l’exécution des travaux.

La commande publique au Cameroun est « considérée comme le principal levier dont dispose le gouvernement pour impulser la croissance économique ». Elle peut être assimilée à l’investissement public. A temps et à contre temps, la commande publique fait l’objet plusieurs convoitises. De nombreux prestataires de service se plaignent du disfonctionnement dans le domaine, surtout en ce qui concerne son volet bon de commande, et la passation des marchés gré à gré par les gestionnaires accrédités. Une situation qui ne semble pas être nouvelle dans ce secteur d’activités publiques. Pour baliser le terrain, des travaux de réflexion ont été organisés le 29 avril 2021 à Yaoundé, capitale camerounaise, sur le thème : « Sécurisation et protection de la fortune publique dans le cadre de la gestion de la commande publique pour un Cameroun émergeant. L’objectif de cette session de travail est celui de renforcer les capacités des prestataires à une meilleure exécution des travaux. Il est également question de dénoncer le problème de de la gestion participative des richesses nationales liées à la commande publique.

Selon la quintessence du sondage fait par le syndicat national des prestataires des marchés publics, les gestionnaires peuvent être classés en trois catégories. Les gestionnaires véreux qui sont des affairistes et possèdent de nombreux établissements avec des prête-noms. Cette catégorie représente 89% de l’échantillon sondé. Les gestionnaires indignes qui s’identifient à travers des actes négatifs qu’ils posent. Il s’agit entre autre du tribalisme, du népotisme. Et enfin les gestionnaires loyaux qui sont prêts à servir leurs concitoyens. Selon le secrétaire général du Sypremap, il est temps de mettre fin à situation en passant par une phase de sensibilisation. « Nous avons constaté qu’il ya beaucoup de dérives dans le secteur des marchés publics. Et c’est ce que nous essayons de décrier. Nous sommes encore à la phase de sensibilisation.Nous sommes venus dire aux uns et aux autres que le patrimoine public ne fait partie de leur patrimoine personnel, mais quelque chose qui appartient à tous les camerounais », a expliqué Etienne Djomatchoua. Dans cette action, le Sypremap est accompagné par le Contrôle supérieur de l’Etat du Cameroun et organisations de la société civile pour la prévention aux atteintes à la fortune publique.

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Au cours des échanges, les différents participants ont relevé quelques problèmes auxquels font face les prestataires de marché. Pour le ministère de l’Economie, le la mauvaise exécution des travaux reposent sur plusieurs facteurs. Nous avons entre autres le manque de qualification de certaines entreprises, la collusion entre les acteurs du suivi du contrôle et les entreprises, le non-paiement à temps des frais d’exécution des travaux. Face à cette situation, il a proposé quelques pistes pour renforcer la qualité de réalisation des travaux de la commande publique. Nous avons le paiement à temps des investissements, l’encadrement et la rendement public de la renégociation des prestataires par la publication d’avis.

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M.L.Mbena

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