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Marche du MRC: forte présence policière à Yaoundé et à Douala

Des officiers de police et de gendarmerie anti-émeute ont pris des positions stratégiques à Douala et à Yaoundé pour « disperser » les sympathisants du Mouvement pour la Renaissance du Camerounaise (MRC) qui avait planifié une manifestation anti-régime ce samedi 8 juin 2019.

Avec des canons à eau, des pick-up, des matraques et du gaz lacrymogène parmi les autres équipements utilisés pour disperser les manifestations, la présence de sécurité semble dissuader la manifestation d’aujourd’hui pour la libération du président national de la MRC, Maurice Kamto et ses alliés.

À Douala, des canons à eau ont été positionnés à Round Point Darker et à l’intersection du chemin Ndokoti dans la subdivision de Douala III.

Des camionnettes de police et de gendarmerie sont également installées à Mobile Bonakouamouang à Akwa, à Bonaberi, au Grand Moulin Deido et dans d’autres lieux stratégiques de la ville pour divertir ceux qui osent descendre dans la rue aujourd’hui.

À Yaoundé, les environnements clés propices aux émeutes ont la présence intimidante d’agents de sécurité en tenue de combat. Les mesures de sécurité prises au rond-point de la Poste centrale à Yaoundé sont un va-et-vient, un va-et-vient.

Depuis l’arrestation du premier vice-président de la MRC, Mamadou Mota, lors des manifestations du 1er juin 2019, le deuxième vice-président, Tiriane Nadege Noah, devrait diriger les manifestations d’aujourd’hui.

Le président par intérim du MRC, originaire de la division Mefou et Akono dans la région du Centre, devrait intensifier ses efforts pour la libération des membres et alliés du MRC détenus depuis janvier 2019.

Environ 350 membres de la MRC, dont son premier vice-président, ont été arrêtés lors des manifestations nationales de samedi dernier.

Maurice Kamto est officiellement sorti deuxième de l’élection présidentielle de l’an dernier mais a depuis remporté la victoire. Son parti, le MRC, a depuis tenu plusieurs manifestations chez lui et à l’étranger contre « un blocage électoral et des appels à des réformes électorales radicales« .

Le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, lors de sa visite jeudi à Douala, a lancé le dernier avertissement à quiconque serait surpris en train de prendre part à une manifestation illégale.

Il a déclaré que la MRC est un mauvais perdant de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 au Cameroun et doit s’abstenir de compromettre la paix du pays.

Human Rights Watch a condamné le Cameroun pour avoir réprimé des manifestations pacifiques.

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